Quel est le remboursement d’une consultation chez le pédiatre ? (FRANCE)

Pédiatre et remboursement

Le pédiatre est le spécialiste des enfants de 0 à 6 ans qui se charge de surveiller leur bon développement physique et psychique. Il assure également le suivi médical de votre enfant jusqu’à son adolescence. Contrairement à un médecin pour adultes, le pédiatre est soumis à des tarifs spécifiques et sa prise en charge varie selon différents critères (âge de votre enfant, honoraires, etc.). Vous devez emmener votre enfant chez ce spécialiste et vous vous demandez combien va vous coûter la consultation ? À quel remboursement de la Sécurité sociale française vous attendre ? Comment la consultation chez le pédiatre est remboursée par les mutuelles santé en France ?

Pourquoi consulter un pédiatre ?

Votre enfant doit être suivi régulièrement par un pédiatre pour veiller à sa bonne croissance. Il est donc conseillé d’emmener votre enfant chez le pédiatre dès les premiers mois de sa vie. Allergies, troubles d’apprentissage, problèmes de développement, problèmes infectieux ou inflammatoires… Les motifs pour consulter le pédiatre sont nombreux.

Sachez également qu’il y a plusieurs examens obligatoires qui sont prévus dans les 8 jours qui suivent la naissance de votre enfant, du 1er au 6ème mois (6 examens au total), au cours du 9ème ou 10ème mois, au 12ème mois, entre 1 et 2 ans (2 examens) et entre 2 et 6 ans. Ces consultations obligatoires permettent au pédiatre de veiller progressivement :

  • à l’évolution du poids et de la taille de l’enfant en fonction de son âge (croissance staturo-pondérale).
  • au développement physique, affectif et de la psychomotricité de l’enfant.
  • à l’absence d’anomalies précoces ou de déficiences.
  • à la mise à jour des vaccins.

Notez que ces examens obligatoires au tarif de 46 € sont pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale (cf. https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F967).

Quelle prise en charge de la Sécurité sociale pour une consultation chez le pédiatre ?

Pour une consultation chez le pédiatre, la Sécurité sociale prend en charge une partie du coût de la prestation en se basant sur un pourcentage de ses tarifs de convention concernant la consultation chez ce spécialiste. Pour ce faire, la Sécurité sociale prend en compte 2 critères, à savoir :

  • l’âge de l’enfant : vous ne serez pas remboursé de la même manière pour une consultation pour les moins de 6 ans que pour les enfants de 6 à 16 ans.
  • le secteur de convention du pédiatre :
    • Les pédiatres en secteur 1 appliquent les tarifs conventionnels de la Sécurité sociale sans dépassements d’honoraires qui ne sont pas remboursés par l’Assurance Maladie. Dans ce cas, votre consultation sera mieux remboursée, voire intégralement remboursée si vous avez une mutuelle santé.
    • Si vous consultez un pédiatre exerçant en secteur 2, notamment adhérent à l’OPTAM, celui-ci applique également les tarifs de la Sécurité sociale et s’engage à pratiquer des dépassements d’honoraires maîtrisés.
    • Les pédiatres en secteur 2 non-OPTAM et en secteur 3 n’appliquent pas les tarifs de la Sécurité sociale et pratiquent des dépassements d’honoraires non plafonnés. Ils sont donc moins bien remboursés. Souscrire une complémentaire santé vous permettrait d’obtenir de meilleurs remboursements de votre consultation chez le pédiatre qui est, dans ce cas, plus coûteuse.

Pour plus d’informations sur le secteur de convention des médecins, l’Assurance Maladie a publié sur son site un article complet à ce sujet : https://www.ameli.fr/medecin/exercice-liberal/vie-cabinet/convention-secteurs-adhesion/secteurs-conventionnels.

Nous vous présentons ci-dessous un tableau qui récapitule les remboursements de la Sécurité sociale pour votre consultation chez le pédiatre, selon l’âge de l’enfant et le secteur de convention du professionnel de santé :

Prestation   Base de remboursement Taux de remboursement Montant du remboursement
Pédiatre en secteur 1 – pour un enfant de moins de 6 ans 32 € 70 % 22,40 €
Pédiatre en secteur 1 – pour un enfant de 6 à 16 ans 28 € 70 % 19,60 €
Pédiatre en secteur 1 – consultation complexe 46 € 70 % 32,20 €
Pédiatre en secteur 1 – consultation très complexe 60 € 70 % 46 €
Pédiatre en secteur 2 OPTAM – pour un enfant de moins de 6 ans 32 € 70 % 22,40 €
Pédiatre en secteur 2 OPTAM – pour un enfant de 6 à 16 ans 28 € 70 % 19,60 €
Pédiatre en secteur 2 non-OPTAM – pour un enfant de moins de 6 ans 28 € 70 % 19,60 €
Pédiatre en secteur 2 non-OPTAM – pour un enfant de 6 à 16 ans 23 € 70 % 16,10 €

Lors de la consultation chez le pédiatre, vous devez lui présenter votre carte vitale pour être rapidement remboursé par la Sécurité sociale (7 jours environ) et votre couverture santé si vous en avez une (2 à 3 jours). En cas de non-présentation de la carte vitale, le délai de remboursement de la Sécurité sociale est plus long : comptez environ 30 jours pour être pris en charge par celle-ci. Quant aux complémentaires santé, le délai de prise en charge reste le même.

Pédiatre : quel remboursement de la mutuelle santé ?

Même si le système de santé français est relativement avantageux pour la prise en charge des frais de soins médicaux, certains soins sont coûteux et peu ou pas remboursés par la Sécurité sociale. Une mutuelle santé, également appelée complémentaire santé, a pour rôle de réduire les frais de santé à votre charge en venant compléter le remboursement de la Sécurité sociale. Ce contrat d’assurance permet également de prendre en charge des prestations non remboursées par l’Assurance Maladie telles que les dépassements d’honoraires, le ticket modérateur, etc.

Selon le contrat et le niveau de garantie choisi, votre mutuelle santé peut prendre une partie ou la totalité des frais de la consultation chez le pédiatre qui sont à votre charge. Par exemple, si vous possédez une couverture santé économique à 100 %, celle-ci va prendre en charge les 30 % restants à votre charge après le remboursement de la Sécurité sociale de 70 % pour votre consultation chez le pédiatre. Par conséquent, votre consultation sera entièrement remboursée si vous privilégiez un pédiatre exerçant en secteur 1. Cependant, si vous consultez un pédiatre de secteur 2 qui pratique des dépassements d’honoraires, une assurance santé supérieure à 100 % serait nécessaire pour bénéficier d’une prise en charge intégrale.

De plus, si vous consultez un pédiatre sans mutuelle santé, vous aurez un reste à charge plus ou moins important après le remboursement de la Sécurité sociale. Prenons l’exemple d’un parent qui doit emmener son enfant de 4 ans chez un pédiatre sans complémentaire santé :

  • Pour un pédiatre en secteur 1 facturant 32 € :

32 € – 22,40 € de remboursement de la Sécurité sociale (base de remboursement de 32 € x 70 %) = 9,60 € à votre charge.

  • Pour un pédiatre en secteur 2 OPTAM facturant 60 € :

60 € – 22,40 € de remboursement de la Sécurité sociale (base de remboursement de 32 € x 70 %) = 37,60 € à votre charge.

  • Pour un pédiatre en secteur 2 non-OPTAM facturant 100 € :

100 € – 19,60 € de remboursement de la Sécurité sociale (base de remboursement de 28 € x 70 %) = 80,40 € à votre charge.

Il est donc fortement recommandé de souscrire une mutuelle santé pour obtenir de meilleurs remboursements pour votre consultation chez le pédiatre, et ainsi réduire voire supprimer les frais restants à votre charge.

Simulation de prise en charge du pédiatre

Pour vous donner une idée concrète du fonctionnement du remboursement de votre consultation chez le pédiatre, nous avons pris l’exemple d’une prise en charge de cette prestation pour un enfant de 8 ans par la Sécurité sociale et une mutuelle santé à 100 % :

Secteur Exemple de prix Prise en charge de la Sécurité sociale Prise en charge  de la mutuelle (100 %) Total remboursé* Reste à charge
Pédiatre en secteur 1 28 € 19,60 € 8,40 € 28 € 0 €
Pédiatre en secteur 2 OPTAM 35 € 19,60 € 8,40 € 28 € 7 €
Pédiatre en secteur 2 non-OPTAM 60 € 16,10 € 6,90 € 23 € 37 €

* Ne tient pas compte de la participation forfaitaire de 1 € qui concerne les assurés de plus de 18 ans, afin de contribuer à la préservation du système de santé français (cf. https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/participation_forfaitaire_de_1eur.pdf).

D’après le tableau, le prix de la consultation dépend du secteur de votre pédiatre. Il est donc important d’en savoir plus sur le secteur du professionnel avant de le consulter. Connaître ses honoraires vous permettra donc d’adapter au mieux votre couverture santé. Ainsi, vous bénéficierez d’une prise en charge optimale des visites chez le pédiatre afin de diminuer considérablement les frais à votre charge. De nombreux professionnels mettent à disposition des outils gratuits pour vous aider à estimer votre reste à charge, ainsi que choisir une mutuelle santé adaptée aux besoins de votre enfant et au pédiatre que vous consultez. C’est le cas, par exemple, de ce courtier en assurance qui a créé un simulateur de remboursement pour les consultations chez le pédiatre : https://bonne-assurance.com/mutuelle/calculateur-remboursements/calculateur-remboursements-pediatre

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Garde partagée, confinement et fêtes de fin d’année… Comment gérer au mieux pour les enfants ? (FRANCE)

Confinement garde alternée

La pandémie du coronavirus crée une conjoncture inédite pour les parents séparés. Le confinement ou le couvre-feu, mis en place par le gouvernement, chamboule une mécanique bien huilée ou soulève de nouvelles interrogations. Comment, dans ces conditions, conserver la garde alternée ? De quelle manière le planning de garde et la pension alimentaire seront affectés ? Chez qui fêter Noël et le Nouvel An ? Et surtout, comment préserver le bien-être des enfants ? Car, en bon parent que vous êtes, c’est pour leur bonheur que vous souhaitez trouver réponse à ces questions. Il est important de vous tourner vers la bonne entente, l’empathie et le bon sens pour gérer cette situation en douceur. Cela permettra la mise en place d’une organisation adéquate pour la satisfaction de chacun.

La garde alternée, un pilier à conserver

Pour le bien-être des enfants, il est recommandé de conserver la garde alternée afin de ne pas trop perturber leurs habitudes. Les jeunes enfants et les adolescents sont particulièrement sensibles à un nouveau rythme de vie.

Heureusement, la garde alternée est tout à fait compatible avec le confinement ou le couvre-feu. Pour cela, il suffit de vous munir d’une attestation de déplacement dérogatoire signée et de cocher la case justifiant d’un « déplacement pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants ». Au besoin, vous compléterez cette dérogation avec l’ordonnance du juge précisant les modalités de garde. Le déplacement des enfants entre les deux domiciles s’effectue en respectant les consignes sanitaires. Évitez les transports en commun et privilégiez la voiture.

Pour vous aider dans ce contexte particulier, la cadence de la garde alternée peut être modifiée dans l’intérêt de vos enfants. Par exemple, vous pourriez mettre en place un échange tous les quinze jours, à la place d’une fois par semaine. Cette décision sage évite les risques de contamination pendant le trajet. Idem si votre enfant est malade. Il est inutile de le déplacer pendant ce moment désagréable. Mieux vaut lui laisser l’occasion de guérir tranquillement, sans être transféré d’un domicile à l’autre.

Dans tous les cas, il est conseillé de pratiquer l’échange le vendredi soir. Ce jour de fin de semaine convient autant aux enfants qu’aux parents. En effet, chacun pourra reprendre son rythme pendant le week-end avant d’entamer une semaine bien chargée.

Prenez les décisions à l’avance grâce au planning de garde

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point. » Cette citation de Jean de la Fontaine, tirée de la fable Le Lièvre et la tortue, peut devenir votre adage quotidien. Personne n’est efficace dans le stress ou la précipitation, alors mieux vaut prendre les décisions à l’avance, en les réunissant dans un agenda.

La création d’un planning de garde est la clé d’une organisation efficace. Les jours chez papa et maman, les rendez-vous chez le médecin, les activités extrascolaires, etc., sont affichés clairement dans ce calendrier. Chacun des parents a accès à ces informations communes. Même les enfants, lorsqu’ils sont en âge d’utiliser cet agenda électronique, peuvent le consulter à tout moment.

L’établissement des choix en amont des événements offre un cadre sécurisant pour les enfants et optimise la réflexion chez les parents. Vous pouvez prendre le temps de discuter avec votre ex-conjoint(e) et trouver un accord qui convient à tous les deux. La réflexion est davantage mature et calme lorsque le contexte est ordonné et serein.

Que devient la pension alimentaire pendant le confinement ?

La pension alimentaire reste due, même en période de confinement. Elle sert à couvrir les besoins physiologiques de l’enfant, qui restent les mêmes pendant cette période.

En vue de la situation économique fragile que crée l’épidémie, il est possible que votre ancien(ne) conjoint(e) ait des difficultés à régler la pension. Il faut comprendre que cela représente une somme pour l’autre parent. Il est possible de le mentionner à l’ARIPA (agence de recouvrement des impayés de pension alimentaire). Cet organisme se charge ensuite de verser une allocation de soutien familial (ASF) au parent isolé qui en a besoin. Parlez-en avec votre ex-partenaire et essayez de comprendre ses difficultés financières.

Comment organiser les fêtes de fin d’année quand on est parent séparé ?

La première chose à faire est de consulter votre ex-conjoint(e) et de vous entendre sur le partage des fêtes. Il est important que vous décidiez entre adultes, lors d’une conversation calme, sans les enfants. Aucun des parents ne doit se sentir lésé, ni blessé, par une décision non voulue. Discutez-en à l’avance, exposez chacun votre ressenti et prenez une décision commune en fonction de l’organisation de chacun.

Il est important d’exclure les enfants dans cette prise de décision pour protéger leur intégrité émotionnelle. Ils ne doivent pas se retrouver face à un choix cornélien, comme choisir entre maman et papa.

Le partage des fêtes est certainement la meilleure solution. Noël chez maman et le Nouvel An chez papa, par exemple. L’année prochaine, il sera possible d’inverser afin que chaque parent y trouve son compte. Essayez aussi, dans la mesure du possible, de conserver les habitudes d’avant votre séparation. Si vous dîniez le 24 décembre chez vos parents, alors conservez cette pratique. Cela rassurera les enfants qui retrouveront là une ambiance familière et apaisante.

Même si vous avez conservé une bonne entente avec votre ancien(ne) partenaire, il n’est pas conseillé de fêter ces moments familiaux ensemble. Cela pourrait rouvrir la blessure de la séparation et faire naître de faux espoirs dans la tête de vos enfants. Fabriquez-vous, chacun de votre côté, des souvenirs intimes et inoubliables. C’est en partant de cette logique, que chaque parent offrira ses propres cadeaux aux enfants.

Expliquez toujours aux enfants l’organisation choisie

Certes, les décisions doivent être prises entre adultes, mais elles doivent être aussi expliquées aux enfants. Ne laissez jamais un enfant dans le silence ou dans une situation qu’il ne comprendrait pas. Cela lui créerait des peurs et une insécurité affective.

Seule votre parole est rassurante pour l’enfant. Prenez le temps de lui parler et de lui expliquer l’organisation que vous avez mise en place avec son père ou sa mère. Un enfant doit savoir qui l’emmène à l’école, chez quel parent il va dormir la semaine prochaine, à quelle heure son papa viendra le chercher, etc. La parole entre vous et votre enfant crée un cadre sécurisant. L’enfant peut ainsi se projeter dans l’avenir et avoir une vision sereine sur le long terme. Il comprend que ce sont maman et papa qui sont toujours aux commandes et qu’il a le droit de poursuivre sa vie d’enfant.

Que faire si votre enfant refuse l’organisation choisie ? Écoutez votre enfant afin de comprendre ses blocages. Vous pouvez lui expliquer à nouveau la décision prise, sur un ton doux et bienveillant. Dans ces moments-là, il est important de consoler votre enfant. Prenez-le dans vos bras et dites-lui que vous serez toujours là pour lui et qu’il doit vous faire confiance.

Maintenez une bonne communication avec votre ex-conjoint(e)

Si cela est possible, restez en bons termes avec le père ou la mère de vos enfants. En effet, les enfants sont particulièrement intuitifs, et vos disputes derrière le mur de la cuisine ou au téléphone ne leur échapperont pas. Pour le bien-être des enfants, essayez de mettre vos rancœurs de côté. Rassurez-vous, personne ne vous oblige à rire avec votre ex ou à lui raconter votre vie, inutile d’aller jusque-là. Simplement, privilégiez une entente cordiale, basée sur le respect et la politesse, que ce soit en présence ou en absence des enfants.

Cette façon d’agir apaisera les tensions qui se sont formées pendant la séparation. À la place, un climat serein et sécuritaire permettra aux enfants de s’épanouir au mieux.

Restez à l’écoute du besoin des enfants

Le bien-être des enfants est votre priorité. Pour preuve, c’est pour eux que vous mettez en place une garde partagée, que vous créez un calendrier de garde exhaustif, et que vous percevez ou donnez une pension alimentaire. Seulement voilà, les besoins des enfants ne se limitent pas à ces dispositions.

Leurs besoins évoluent pendant votre démarche de divorce, mais aussi dans le temps. Une jeune fille qui devient adolescente va peut-être préférer un rythme de quinze jours pour la garde alternée. Quant au petit garçon de 10 ans, il aura sûrement besoin d’une présence paternelle plus soutenue.

Essayez d’être à l’écoute de vos enfants. Vous pouvez leur demander comment ils se sentent et si l’organisation leur convient toujours. Rien n’est gravé dans le marbre. À tout moment, il est possible de préparer autrement les semaines et les mois qui suivent.

Pour conclure, il est important que vous puissiez prendre appui sur les valeurs humaines. Ce sont de formidables alliées pour gérer ces situations de front et préserver en même temps le bien-être de vos enfants. Il s’agit de trouver le bon équilibre entre le bon sens, l’écoute et une organisation qui convient à tout le monde. Et surtout, pensez à vous ! Car le bonheur de vos enfants dépend aussi du vôtre…

Expliquer le divorce aux enfants : 5 livres incontournables

Livres pour expliquer le divorce aux enfants

Expliquer le divorce aux enfants est un moment souvent redouté par les parents. Comment et quand leur annoncer ? Quelle va être leurs réactions ? Comment ne pas se sentir coupable ? Pour sauter le pas dans ce vide angoissant, vous pouvez vous aider d’un livre. Oui, les livres ont un pouvoir magique chez les enfants, mais aussi chez les adultes ! Entre vos propres émotions à gérer et celles de votre enfant, ce moment crucial peut être abordé sereinement grâce à la lecture d’une histoire, la vôtre ! Voyons quels sont les 5 livres incontournables qui expliquent la séparation aux enfants.

1. Petit Violon – Le trio se sépare : livre qui rassure

Vous vous séparez et vous voulez protéger vos enfants tout en les rassurant ? Sylvie Sarzaud, auteure de Petit Violon, le trio se sépare paru en octobre 2011 aux éditions Eyrolles, aborde, dans son livre, le sujet de laséparation des parents à travers l’histoire de trois personnages représentés par Dame Guitare, Monsieur Piano et Petit Violon qui forme une famille. Or, Dame Guitare et Monsieur Piano ne s’entendent plus, ils sont en désaccord sur tout. Petit Violon a beau essayer de jouer plus fort pour attirer l’attention, il finit par comprendre que le trio ne jouera plus jamais ensemble. Alors qu’il pense être seul responsable de cette situation, il fait la connaissance de Mademoiselle Clarinette qui va égayer son quotidien. Petit Violon réussit peu à peu à accepter cette épreuve une fois qu’il a compris qu’il n’est pas responsable de la séparation de ses parents. Ce livre, adapté aux enfants de plus de 4 ans, permet :

  • d’aborder le sujet de la culpabilité que les enfants ressentent, la plupart du temps, au moment de la séparation de leurs parents : en effet, certains enfants pensent qu’ils ont fait une bêtise et que leurs parents ne s’aiment plus à cause d’eux ;
  • de les rassurer tout en leur permettant de s’identifier aux personnages du livre : le trio vient faire écho à l’histoire personnelle de l’enfant à travers de multiples péripéties racontées ;
  • d’appréhender la séparation des parents de manière ludique : lire une histoire qui parle à l’enfant de ce qu’il est en train de vivre permet de mieux gérer la situation et de voir que ça arrive aussi aux autres.

2. Simon a deux maisons : partager son amour

Vous voulez montrer à vos enfants que vous les aimerez toujours quoi qu’il arrive ? Leur dire que même si vous êtes séparés de l’autre parent, ce n’est pas de leur faute ? D’ailleurs, ce n’est de la faute de personne ! Sachez que dans la célèbre Collection « Ainsi va la vie » de Max et Lili, votre enfant pourra s’identifier à Simon, un personnage attachant qui fait l’expérience de la garde partagée. Celivre pour enfants à partir de 6 ansa été publié en 2017 par Dominique de Saint-Mars (auteur) et Serge Bloch (illustrations) aux éditions Calligram. Il aide l’enfant à accepter la séparation de ses parents, mais aussi l’arrivée d’une belle-mère et d’un demi-frère, dans sa vie. Simon apprend à vivre dans deux maisons avec des règles différentes. Il fait face à sa frustration de ne plus voir ses parents unis et à l’acceptation d’une nouvelle femme chez son père. Le livre, Simon a deux maisons, traite de :

  • la famille recomposée : votre enfant comprend alors qu’il n’est pas seul dans la même situation ;
  • l’acceptation du beau-parent : c’est un moment toujours redouté, mais qui peut très bien se passer lorsqu’on amène le sujet progressivement ;
  • trouver sa place dans une nouvelle famille : c’est avec le temps et le respect de chacun que cela est possible, car nous avons tous une place déterminée au sein de chaque famille ;
  • apprendre à partager son amour : l’enfant a du mal à partager l’amour de sa mère et de son père, il est plutôt exclusif. Ceci dit, cette expérience de vie lui permet cet apprentissage dont il saura en tirer partie plus tard.

3. Sur mon fil : garder le lien

Vous vous demandez comment vous allez faire pour garder le lien avec votre enfant durant la période où il est chez l’autre parent ? Tout est dans la finesse de Sur mon fil, publié par Séverine Vidal et Louis Thomas aux éditions Milan. Ça parle, sans détour, de toutes les émotions de l’enfant qui vit une garde alternée, mais aussi des solutions qu’il met en place pour vivre cet événement le mieux possible. Le fil conducteur de ce récit est justement… un fil ! Un fil rouge imaginaire que la petite héroïne déroule entre ses deux maisons. C’est une manière de toujours garder le lien avec l’autre parent. Ce livre est merveilleusement bien écrit, il est émouvant, mais juste. Il permettra à l’enfant de :

  • se réconcilier avec ses émotions et comprendre peu à peu qu’elles sont naturelles ;
  • garder un lien invisible avec son deuxième foyer ;
  • appréhender les séparations de fin de semaine avec un des parents ;
  • garder l’équilibre de sa vie tel un funambule. 

4. Le dé-mariage : dédramatiser le divorce

Comment annoncer votre divorce aux enfants ? La solution est dans ce livre de Babette Cole, publié en 1997 aux éditions du seuil, qui connaît une nouvelle édition en 2016 adaptée aux enfants dès 5 ans. Il aborde le sujet du divorce de manière originale et humoristique. C’est l’histoire d’une famille composée de Clara et Dimitrius Lamoureux avec leurs parents. Ces derniers se disputent sans arrêt, ce qui rend tristes les deux enfants. Agacés par cette situation, ils ont la lumineuse idée de proposer à leurs parents un « dé-mariage ». Pour eux, il s’agit de faire les choses en bonne et due forme, de la même manière que pour le mariage, mais en sens inverse ! Du faire-part de désunion à la lune de miel chacun de son côté, tout est pensé par ces enfants malicieux ! Ce livre, rempli d’humour et d’idées surprenantes, permet, avant tout de :

  • dédramatiser le divorce ;
  • de parler du divorce de manière humoristique ;
  • de trouver des solutions ensemble pour vivre mieux cet événement.

5. Une semaine chez papa une semaine chez maman : guide des parents séparés

Vous l’avez compris, il existe des tas de livres qui racontent la séparation aux enfants. Vous avez besoin d’un livre qui vous parle en tant que parent ? Un livre qui serait écrit sous forme de recettes de cuisine à suivre, bien que vous y mettrez, ensuite, vos propres ingrédients ? Bref, il vous faut un guide ? En voici un : le livre de Claire Wiewauters et Monique Van Eyken, publié en 2017 en format broché, est un véritable guide pour les parents qui ne savent pas comment expliquer le divorce aux enfants. Vous y trouverez des astuces pour passer ce cap tourmenté. Vous aurez aussi des réponses à tous les questionnements qui vous trottent dans la tête et qui créent des insomnies, tels que :

  • Comment annoncer la séparation aux enfants ?
  • Comment s’organiser dans cette nouvelle vie ?
  • Comment gérer vos émotions et celle de votre enfant ?
  • Comment le rassurer ?
  • Sur qui compter ?

Parce-qu’une séparation n’est jamais un moment facile, être aidé à travers les livres est un plus poursurmonter cette épreuve tous ensemble. Vous pouvez, en parallèle, vous appuyer sur les conseils des pédiatres, des psychologues et aussi d’autres parents déjà passés par là. Ainsi, vous vous sentirez armés pour affronter le regard de votre bout de chou à l’annonce de cet événement. Gardez en tête que la priorité est de rassurer votre enfant, de la même manière que vous vous rassurez vous-même. Vous avez vu, à travers ces 5 livres qui aident les parents à expliquer le divorce aux enfants, qu’il existe diverses manières d’aborder le sujet. Que ce soit par l’humour pour dédramatiser la situation, par l’explication claire et concise en créant un nouveau planning ensemble, par exemple, ou en utilisant une histoire de guitare et de piano qui se séparent, pour les plus petits, vous amenez progressivement votre enfant dans le vif du sujet. Pensez à être à son écoute, à l’inviter à partager sa tristesse et ses questionnements afin de palier au sentiment d’abandon que pourrait créer cette nouvelle situation. Vous êtes, en tant que parent, le mieux placé pour trouver les mots justes et adaptés à votre enfant. Tout le reste, que ce soient les livres, les psys, les plannings de garde, les conseils des autres, est un plus non-négligeable à prendre en considération pour l’épanouissement de votre nouvelle famille.

Parents séparés : choix du mode de garde (FRANCE)

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Vous êtes séparé(e) et vous recherchez le meilleur mode de garde pour votre enfant ? Bien qu’il n’existe pas de solution idéale, le but est de vivre cet événement dans les meilleures conditions possibles pour tous. Comment trouver un bon mode de garde qui permette l’épanouissement de l’enfant ? Avez-vous entendu parler du 60/40 ? C’est une garde alternée qui s’adapte à votre propre organisation, et il en existe d’autres. Entre règle et souplesse, choisissez le mode de garde qui convient !


Comment vous aider à choisir un mode de garde adapté ?

Si vous n’arrivez pas à vous entendre à ce sujet, vous pouvez avoir recours à :

Un médiateur familial

Saviez-vous que les parents séparés ont droit à 5h de médiation gratuite ? Le médiateur joue un rôle essentiel dans le choix du mode de garde de l’enfant. De plus, il offre l’avantage de faire cette transition en douceur, sans attaquer l’autre parent en justice. Le médiateur aide les parents à communiquer. Il peut vous éclaircir, dans la gestion quotidienne, sur des détails très importants, tels que :

  • Qui achète les vêtements de l’enfant ?
  • Qui choisit l’école ?
  • Qui l’amène aux sorties scolaires et périscolaires ?
  • Qui paie les frais liés à la santé, aux loisirs, au sport ?
  • Qui prend en charge la mutuelle et les assurances ?
  • Comment s’organiser le jour de Noël ?

Le juge aux affaires familiales

Si, malgré les conseils du médiateur, vous ne parvenez pas à une entente, vous avez la possibilité de saisir le JAF (juge aux affaires familiales) au Tribunal judiciaire ou de proximité, comme le dit l’article 373-2-9, modifié par la loi n° 2016-297 du 14 mars 2016 – art. 23. C’est lui qui fixera le mode de garde le plus adapté selon votre situation. Il fera toujours passer le bien-être de l’enfant avant les intérêts des parents. Il se base sur de nombreux critères, comme :

  • l’âge de l’enfant ;
  • sa relation avec chaque parent ;
  • la disponibilité des parents ;
  • la santé de l’enfant ;
  • les compétences parentales.

Garde alternée 60/40 : différentes possibilités

mode de garde 4-3 ou 3-4

Si vous optez pour cette solution fixe, l’enfant sera à 60 % chez un parent et 40 % chez l’autre, soit 4 jours chez maman et 3 jours chez papa, ou inversement. Ce choix peut être idéal lorsque l’enfant est encore petit et qu’il nécessite plus longtemps la présence d’un des parents et lorsque les parents habitent près l’un de l’autre.


mode de garde 3-3-4-4

Dans ce cas, l’enfant passe les 3 premiers jours chez un parent, les 3 autres jours chez l’autre parent. Puis les 4 jours suivants chez un parent et les 4 jours d’après chez l’autre parent. Par exemple :

  • Semaine 1 : lundi, mardi et mercredi (3) : chez papa – mercredi, jeudi et vendredi (3) : chez maman – samedi, dimanche : chez papa ;
  • Semaine 2 : lundi et mardi (4): chez papa – mercredi, jeudi, vendredi et samedi (4) : chez maman – dimanche : chez papa ;
  • Semaine 3 : lundi et mardi (3) : chez papa – mercredi, jeudi et vendredi (3): chez maman – samedi et dimanche : chez papa ;
  • Semaine 4 : lundi et mardi (4) : chez papa – mercredi, jeudi, vendredi et samedi (4): chez maman – dimanche : chez papa, et ainsi de suite.



Garde partagée ou exclusive ?


Garde partagée 50 %

En garde partagée égale, l’enfant passe 7 jours chez papa et 7 jours chez maman. En général, il est conseillé de bien s’entendre avant de choisir ce mode de garde. Si l’enfant est suffisant grand pour donner son avis, il est préférable de l’écouter. Les juges et les médiateurs déconseillent la garde partagée 7-7 lorsque les enfants ont moins de 5 ans.


Garde exclusive

Si vous avez la garde exclusive de votre enfant, cela signifie qu’il passe plus de 60 % de temps chez vous. Vous pouvez choisir d’utiliser ce système lorsque l’enfant est encore petit, par exemple, ou lorsqu’un des deux parents est en déplacement professionnel en semaine. Ce fonctionnement n’est pas limité dans le schéma classique : un week-end sur deux chez papa ou chez maman. Vous allez voir qu’il est possible d’être plus souple, selon les situations.


Autres modes de garde flexibles

En quoi ça consiste ?

Ce type de garde s’applique en fonction des besoins de l’enfant et à son adaptabilité au lieu de vie. Le champ des possibles s’ouvre alors à la famille. L’enfant peut changer de maison tous les 2 jours, 3 jours, 4 jours ou 5 jours. Il est déconseillé de changer le lieu de résidence de l’enfant tous les jours. Cela pourrait déséquilibrer son sommeil et son alimentation et jouer sur sa santé physique et morale.


Quand cela est-il possible ?

  • Les parents n’habitent pas très loin l’un de l’autre : ce système permet à l’enfant de ne pas ressentir le manque de l’autre parent. De même pour le père ou la mère qui passe seulement 2 ou 3 jours sans voir son enfant.
  • Les parents ont une activité professionnelle qui leur permet de moduler leurs horaires : c’est le cas des parents qui sont travailleurs indépendants ou rentiers. Ça l’est aussi pour les parents qui ne travaillent pas et qui sont disponibles tous les 2 jours pour s’occuper de leurs enfants.
  • Lorsque l’enfant est en âge de se garder tout seul : ce n’est pas certain que l’adolescent aime changer de maison tous les 2 à 3 jours.


Quelques exemples qui fonctionnent

Mode de garde 2-2-3 Certains parents séparés ont fait le choix de partager du temps avec leur enfant tous les 2 à 3 jours. Par exemple, l’enfant est chez son père le lundi et le mardi. Il va chez sa mère le mercredi et le jeudi. Ensuite, il va chez son père les vendredi, samedi et dimanche. La semaine suivante, il alterne en allant chez sa mère le lundi et le mardi, chez son père le mercredi et le jeudi. Enfin, il passera le week-end chez sa mère, et ainsi de suite.
Mode de garde 5-2-2-5 C’est le même principe que précédemment, sauf que le week-end est alterné. Par exemple, l’enfant va chez son père le lundi et le mardi. Ensuite, il va chez sa mère le mercredi et le jeudi. Le week-end, il va chez son père ou sa mère (en alternance) les vendredi, samedi et dimanche. Cela peut apporter une stabilité à l’enfant qui ne ressent pas le manque de l’autre parent plus de 5 jours.



Modes de garde atypiques

Vivre séparés dans la même maison

Suite à leur rupture, certains parents ont décidé de ne pas imposer unchangement de lieu de vie à leurs enfants. Pour cela, ils ont choisi de continuer à vivre ensemble tout en étant séparés. Évidemment, c’est possible lorsque les parents s’entendent très bien. Il est tout de même conseillé d’avoir chacun son espace de vie pour ne pas créer de tensions au quotidien. Lorsqu’une maison a été achetée ensemble, cela peut être fastidieux de gérer la vente du bien, ainsi que l’entente sur les modalités de partage. Cette solution peut, donc, être idéale à condition que chacun laisse l’autre parent passer du temps seul avec son ou ses enfant(s). C’est assez rare, mais cela existe.


Horaires atypiques

Lorsqu’un papa ou une maman a des horaires de nuit, par exemple, ou très tôt le matin, il faut repenser le mode de garde des enfants. Ce n’est pas toujours facile de demander à son employeur de changer ses horaires de travail pour s’adapter à ceux de sa famille. Parfois, les employeurs acceptent cette demande, pour avoir un employé plus serein et plus productif. Vous pouvez toujours tenter ! Cependant, dans certains cas, comme dans le milieu médical, ce n’est pas possible de changer ses horaires. Il vous faudra alors faire appel à une nounou agréée. Si vous êtes dans ce cas, vous pouvez vous rapprocher de la CAF pour connaître vos droits d’aide à la garde d’enfants en horaires atypiques.

En bref, le meilleur mode de garde de votre enfant, en cas de séparation, est celui qui ne nuira pas à son équilibre. Vous avez la possibilité de saisir le JAF lorsque l’entente avec l’autre parent est difficile. Toutefois, sachez que le jugement du JAF est applicablefaute de meilleur accord entre les parents. Et si vous profitiez des vacances scolaires pour assouplir le mode de garde de votre enfant ? Cela vous permettra de faire de nouvelles activités ensemble durant vos congés. Si vous travaillez, les grands-parents peuvent aussipasser plus de temps avec leurs petits-enfants. Tout est adaptable dans le but que les enfants s’épanouissent et vivent sereinement la séparation.

Famille recomposée : comment trouver sa place en tant que beau-parent ?

Famille recomposée

Quelle est la place du beau-parent dans une famille recomposée ? Vous formez un nouveau couple et vous aimerez que tout se passe bien avec les enfants ? Comment donner envie à l’enfant de son/sa partenaire de vous connaître et de partager des moments ensemble ? Comment se faire respecter, s’accepter mutuellement ou tout simplement cohabiter avec vos beaux-enfants ? Il est tout à fait logique de se sentir un peu perdu(e) face à cette nouvelle vie. Vous allez voir que le mot d’ordre est la patience. Pour réussir à intégrer sa place de beau-parent, il faut laisser le temps au temps et y aller progressivement.


Qu’est-ce qu’un beau-parent ?


Son statut

Il n’existe pas de loi spécifique concernant le statut de beau-parent. Il est défini par elle comme étant unetierce personne dans un foyer. C’est le partenaire du parent d’un ou plusieurs enfants, qui vient se rajouter au foyer. Il n’a, à priorité, pas de droits ni d’obligations légales vis-à-vis de ces enfants, sauf dans des cas exceptionnels. Depuis la loi du 4 mars 2002 sur l’autorité parentale, le rôle du beau-parent a évolué. Il est possible, aujourd’hui, d’accorder l’autorité parentale au beau-parent. Cette décision doit, obligatoirement, passer par le juge aux affaires familiales et faire l’objet d’un accord du parent, sauf lorsque ce dernier est déchu de l’autorité parentale.


Confusion du rôle de beau-parent

Les couples divorcés ou séparés avec une famille recomposée sont fréquents. Pourtant le rôle de beau-parent n’est pas toujours clair ni pour lui ni pour l’entourage. Selon les circonstances, il est considéré comme :

  • l’ami ou le confident : c’est souvent le cas lorsque les enfants sont adultes ;
  • l’oncle ou la tante : ce qui lui confère une place privilégiée dans le cercle familial ;
  • le parent : si la loi décide que c’est dans l’intérêt de l’enfant (parent biologique déchu de l’autorité parentale, par exemple) ;
  • le baby-sitter : lorsque les enfants sont régulièrement confiés au beau-parent.


Comment trouver sa place en tant que beau-parent ?


1. Prenez en compte la désunion passée

Que vous ayez des enfants ou pas, lorsque vous construisez un nouveau foyer, il est important d’accepter vos histoires passées. Refaire sa vie après un divorce ou une séparation n’est pas simple. Les enfants ont déjà vécu une cassure, il est naturel qu’ils soient réticents à s’engager affectivement. Pour cela, une bonne entente entre parents séparés est à privilégier dans la mesure du possible. 2houses met à disposition aux parents séparés des outils afin de s’organiser au quotidien avec les enfants. On sait que le beau-parent ne remplacera jamais le parent biologique. La confiance est, alors, primordiale.


2. Avancez progressivement

Vous vous installez avec l’amour de votre vie et ses enfants. Vous avez le désir d’accomplir et de partager de belles choses ensemble. Pour cela, prenez le temps de construire votre relation. Sans vous précipiter, apprenez à vous connaître et à vous apprécier.


3. Ni trop ni pas assez

Si vous vous forcez à être toujours aimable devant vos beaux-enfants, ça sonnera faux et ils se méfieront. Si à l’inverse, vous les ignorez complètement, ils vont croire que seul(e) leur père ou leur mère vous intéresse. Alors, ils peuvent se sentir exclus. Soyez naturel, restez vous-même ! C’est la meilleure façon de tisser des liens avec les enfants de votre compagnon ou compagne.


4. Faites-vous respecter !

Le respect est la base de toute relation humaine. Comment se faire respecter dans une maison où l’on est une pièce rapportée ? Fixez des limites Même si vous n’avez pas l’autorité parentale, vous pouvez fixer des limites aux enfants de votre conjoint(e). Si vous les gardez fréquemment, rappelez les règles de la maison, cela vous permettra de vous sentir légitime. Restez ferme Tous les enfants ont besoin d’être rassurés. Si vous êtes trop laxiste, ils vont en profiter et vous en faire voir de toutes les couleurs. En restant ferme, sans déroger aux règles, vous leur montrez qu’il y a un cadre. C’est la même autorité qu’un entraîneur de foot, par exemple, ou un enseignant.


5. Passez du temps avec vos beaux-enfants

L’enfant de votre compagnon ou de votre compagne a besoin de vous connaître pour voir à qui il a à faire. Qui est cette personne qui rentre dans sa vie ? En passant du temps avec lui, vous pourrez :

  • lui démontrer de l’intérêt ;
  • partager des passions ;
  • découvrir de nouvelles activités ensemble ;
  • et surtout, apprendre à mieux se connaître en favorisant un échange unique et privilégié.


6. Effacez-vous quand c’est nécessaire

Dans l’autre sens, vous devez faire preuve d’intelligence et ne pas être jaloux(se) de la relation parent/enfant. Chacun(e) doit avoir son espace et s’accorder du temps. Laisser l’enfant ou l’adolescent avec ses parents biologiques vous permet aussi de prendre du temps pour vous. Si vous avez des enfants, profitez-en pour faire des activités ensemble. Ils ont besoin de ces moments intimes et vous aussi.


7. Gérez les conflits entre frères et sœurs

Les enfants peuvent être très possessifs lorsque l’on touche à leur territoire. Aussi, s’ils se chamaillent déjà entre frères et sœurs, alors, lorsque d’autres enfants débarquent dans leur foyer, imaginez comment ils peuvent réagir ! Un sentiment d’injustice ou de jalousie peut alors apparaître et cela va créer des conflits. Ne paniquez pas si ça arrive, c’est tout à fait normal. Voici ce que vous pouvez faire pour les rassurer et pour gérer les conflits avec les enfants : Imposez les mêmes règles à toute la famille Cela aura l’avantage de mettre tout le monde au même niveau, sans creuser un écart dans l’éducation entre les demi-frères et sœurs. Faîtes des activités tous ensemble Partez en week-end à la mer ou à la montagne, allez visiter des endroits qui pourraient intéresser toute la petite famille recomposée. Vous allez vous amuser et créer de nouveaux souvenirs, ce qui renforcera vos liens. Parlez avec les enfants et laissez-vous du temps Laissez-vous le temps d’accepter vos émotions et celles des autres. Parlez-en ensemble. Laissez les enfants intégrer et s’habituer à votre présence. Il y a un temps pour tout, pour s’accepter, partager des moments ensemble et pour s’aimer.


8. Prenez en compte l’enfant dans sa globalité

La façon d’être beau-père ou belle-mère varie en fonction de :

  • l’âge de l’enfant : il a été observé par des psychologues que plus l’enfant était jeune, plus facile était son adaptation au beau-parent.
  • la relation parent/enfant : si cette relation parentale est complexe, vous aurez recours, encore une fois, à la patience et à l’acceptation. Vous n’êtes pas le sauveur de cette famille ! C’est là où il faudra vous armer de patience et discuter avec votre conjoint(e), si cela venait à vous peser. Ensemble, vous pourrez trouver des solutions adaptées à chaque situation.
  • la présence du beau-parent à la maison : en fonction du temps passé dans le foyer recomposé, vous agirez d’une manière différente. Si vous êtes présent au quotidien, vous allez sûrement vous impliquer un peu plus, chaque jour dans l’éducation de vos beaux-enfants. Si vous venez que le week-end pour raison professionnelle, par exemple, vous aurez plutôt envie d’être dans le partage avec votre nouvelle petite tribu.


9. Parlez à votre partenaire

Communiquer avec l’être aimé peut dénouer bien des tensions. Gardez en tête que chaque personne est unique et a reçu une éducation singulière. L’union de deux êtres prend en compte cette différence. Outre l’éducation, les croyances, vous allez devoir faire face à l’autre parent, celui qui est absent, mais qui existe ou a existé. Quelle que soit la situation, la communication vous aidera, tous les deux, à faire face à n’importe quelle tension dans votre foyer recomposé.


10. Réinventez-vous !

Enfin, la dernière étape pour garantir un épanouissement familial lorsqu’on refait sa vie, c’est de prendre conscience que chacun a un rôle à jouer dans ce bonheur. Vous avez tous une histoire et vous avez décidé de vous unir pour en construire une nouvelle. Cette construction se fera souvent au feeling, en fonction des situations que vous allez vivre. Se réinventer tous ensemble est le meilleur moyen d’avancer et de vivre votre amour sereinement.

Devenir beau-parent se construit au fil du temps avec beaucoup de patience et d’amour. Il est primordial de préparer les enfants à la recomposition d’une famille. En définissant des règles de vie commune, vous rassurez les enfants et leur fixez un cadre essentiel à leur épanouissement. En effet, votre obligation en tant qu’adulte est de protéger les enfants. En vous soutenant mutuellement, vous montrez votre force et votre amour. Vous avez toutes les cartes en main pour trouver votre place de beau-parent et contribuer, ainsi, à l’épanouissement de chaque membre de votre famille recomposée !

Parents séparés ou divorcés : qui choisit l’école des enfants ?

Choix de l'école parents séparés

Vous êtes parents séparés, divorcés ou en solo et voici l’heure d’inscrire vos enfants à l’école ? L’instruction étant obligatoire en France, vous devez absolument effectuer cette démarche administrative. Mais lequel des deux parents doit s’en charger ? Et dans votre cas, qui choisit l’école de vos enfants ? Êtes-vous conjointement détenteur de l’autorité parentale ou non ? Le choix de l’école est-il considéré comme un acte usuel ou un acte important ? Cet article vous permettra de répondre à toutes ces questions afin de choisir l’école de vos enfants en toute sérénité, puis de vous organiser une fois que ceux-ci seront scolarisés.

Choix de l’école et autorité parentale

Que vous soyez parents divorcés, parents séparés, père seul ou mère seule, par principe, chacun des deux parents ayant reconnu son enfant est détenteur de l’autorité parentale. À ce titre, vous avez autant droit l’un que l’autre de choisir l’école où seront scolarisés vos enfants. Ce choix n’est donc pas l’exclusivité du parent qui en à la garde.

Autorité parentale vs droit de surveillance

Si sur décision du juge aux affaires familiales, seul l’un des parents détient l’autorité parentale, alors le choix de l’école revient à ce parent. Cependant, le parent déchu de son autorité parentale garde un droit et un devoir de surveillance à l’égard de son enfant. Ainsi, il doit être informé de toute décision importante le concernant, même s’il ne peut s’y opposer. Quoi qu’il arrive, une bonne entente des parents quant à la scolarité d’un enfant est toujours souhaitable. Cela lui permet d’effectuer sa rentrée le plus sereinement possible.

École de secteur

Toutefois, dans la grande majorité des cas, ce ne sont pas les parents qui choisissent l’école de leur enfant. En effet, celui-ci est inscrit par la mairie dans l’école maternelle, l’école primaire ou le collège qui dépend de son lieu de résidence. L’établissement scolaire sera donc celui du secteur où réside le parent qui a la garde de l’enfant. Ce choix est évident si vous et l’autre parent résidez dans les communes éloignées, voire dans des régions différentes. L’inscription en mairie s’effectue alors indifféremment par la mère ou le père, l’accord de l’autre parent étant supposé tacite, car ceci est considéré comme un acte usuel dans la vie de l’enfant. Il suffit de présenter le livret de famille, le carnet de santé de l’enfant et un justificatif de domicile.

Demande de dérogation

Pour des questions d’organisation au sein du couple séparé ou divorcé, le choix imposé par l’administration de l’école de secteur ne vous conviendra peut-être pas. Par exemple, si vous habitez dans la même commune, ou des communes limitrophes, et que le juge a pris la décision d’une garde alternée, une école située à mi-chemin des deux lieux de résidence sera peut-être la meilleure solution pour vous. De même, vous pouvez préférer une école ou un collège proche de votre lieu de travail. Quelles que soient vos raisons, vous devez alors faire une demande de dérogation, qui sera accordée ou non, auprès des services de la mairie concernée. Dans ce cas, l’accord des deux parents est requis. Si l’un des deux s’oppose à ce choix, vous pouvez faire appel à un médiateur familial. En cas de désaccord, c’est le juge qui tranchera, car, quoi qu’il arrive, l’instruction est obligatoire en France jusqu’aux 16 ans des enfants.

Actes usuels ou actes importants pour le choix de l’école des enfants

La loi ne définit pas précisément ce qu’est un acte usuel ou un acte important, car cela varie en fonction des situations. Par exemple, demander un certificat de radiation à la direction de l’école en cas de déménagement est a priori un acte usuel que seul un des deux parents peut effectuer. Mais en cas de couple divorcé ou séparé, la directrice ou le directeur peut prévenir le parent qui ne fait pas la demande afin d’être certain que celui-ci est au courant de la démarche et ne s’y oppose pas. Cet acte est alors considéré comme acte important dans ce cas précis.

Certains actes sont cependant des actes importants et nécessitent l’accord et la signature des deux parents :

  • L’inscription en école privée. L’école publique est gratuite et laïque, et le tarif de la cantine s’adapte aux revenus des parents. Ce n’est pas le cas des écoles privées. La scolarité y est payante, avec parfois des frais très importants si l’école est hors contrat. Il faut alors que les parents décident ensemble de qui s’acquittera de ces frais. Si l’école privée choisie est confessionnelle, des cours de religion y sont enseignés. Sur ce point également, le père et la mère doivent avoir le même point de vue. Enfin, en école privée, les frais de cantine ne sont pas subventionnés par la commune et sont donc entièrement à la charge des familles. Ce budget est donc à prendre en compte lors du choix de l’école des enfants de parents séparés.
  • Le redoublement. Que votre enfant soit dans une école publique ou une école privée, quand le maintien est proposé par l’équipe éducative, la décision finale revient aux parents. Qu’ils l’acceptent ou qu’ils la refusent, les deux parents doivent apposer leur signature sur le document.
  • L’orientation. Comme le redoublement, l’orientation a des conséquences sur le futur de l’enfant. Dans le public, le passage de la maternelle à l’élémentaire, puis de l’élémentaire au collège se fait normalement dans l’établissement de secteur. A priori, cela est un acte usuel. Cependant, il existe des cas où les deux parents doivent donner leur accord, comme par exemple une orientation en classe de SEGPA, destinée aux élèves ayant besoin d’un enseignement plus personnalisé, pour cause de difficultés scolaire. Après la 3e, l’orientation prend une autre tournure. Les élèves, selon leur niveau scolaire et leur souhait, ont le choix entre le lycée général, le lycée professionnel ou l’apprentissage. Comme ils sont encore mineurs, leurs parents interviennent logiquement dans ce choix. L’accord des deux est alors requis, car cela peut entraîner de gros changement dans l’organisation des familles recomposées et pour l’avenir des enfants. De même, si votre fille ou votre fils est encore mineur après son baccalauréat, votre signature et celle de l’autre parent seront indispensables.

Une application pour parents séparés pour s’organiser

Seul ou à deux, vous avez choisi l’école de vos enfants. Voilà un grand pas accompli ! Cependant, l’aventure ne s’arrête pas là. Il va falloir maintenant gérer l’emploi du temps et la scolarité de votre ou de vos enfants. Quand on est papa solo ou maman solo, ce n’est pas toujours évident de se couper en quatre. Mais quand il faut s’occuper de la gestion de sa famille, tout en tenant compte de celle de son ex-conjoint, tout devient plus complexe. Afin de vous aider dans cette organisation, qui doit être réglée comme du papier à musique, sachez qu’il existe des applications dédiées aux parents séparés.

Rythmes scolaires et emploi du temps

Le choix de l’école de vos enfants implique des contraintes quant aux droits de visite et de garde. En effet, depuis la réforme des rythmes scolaires, chaque commune a ses propres horaires. Certaines sont sur quatre jours, les enfants ayant école le lundi, mardi, jeudi et vendredi ; d’autres, sur cinq jours, les font venir en classe aussi le mercredi ou le samedi matin. Si l’autre parent de vos enfants habite dans une commune différente de la vôtre, et a des enfants issus d’une nouvelle union, l’organisation des week-ends peut devenir un vrai casse-tête. Utiliser un agenda partagé via une application pour parents séparés soulagera votre charge mentale et évitera bien des quiproquos, voire des disputes inutiles.

Zones et organisation des vacances

L’application sera également une aide précieuse pour les parents divorcés qui vivent dans des régions éloignées, et d’autant plus si elles n’appartiennent pas aux mêmes zones. En effet, selon que vous êtes en zone A, B ou C, les vacances d’hiver et de printemps ne tombent pas au même moment. Certaines années, les enfants des familles recomposées ont une semaine de vacances en commun avec leurs demi frères et sœurs, et une année sur trois seulement un week-end. Donc, même si le jugement de divorce donne toutes les indications quant aux droits de garde, celles-ci ne peuvent parfois pas être appliquées. Il faut alors se référer à la mention « sauf meilleur accord des parents ». C’est dans ce cas que l’application dédiée aux couples divorcés ou séparés vous permet d’avoir une vision globale de l’emploi du temps respectifs de vos enfants. 

Emploi du temps des activités scolaires et extra-scolaires

Si vous et l’autre parent avez la garde alternée ou vivez proches l’un de l’autre, grâce à l’application, vous vous organisez pour savoir qui emmène et va chercher les enfants à l’école, lequel de vous deux gère les conduites aux différentes activités ou les rendez-vous médicaux. De même, et toujours concernant l’école, cette application vous permet d’indiquer au papa ou à la maman quand ont lieu les réunions parents/profs, les remises de livrets ou les convocations exceptionnelles. 

Être séparé du père ou de la mère de ses enfants est source de nombreuses tensions. Or, le choix de leur école et la gestion de leur scolarité doit se faire le plus sereinement possible, pour le bien-être de vos petits écoliers. Pour vous aider, téléchargez une application dédiée aux parents séparés. 

Refaire sa vie après un divorce: quand et comment présenter son nouveau conjoint à ses enfants ?

Refaire sa vie après un divorce

Refaire sa vie après un divorce est un événement important. Le divorce en soi n’est pas une fin. Au contraire, il ouvre la porte à de jolies rencontres et offre la possibilité de se lier avec une nouvelle personne. Lorsque vous avez enfin trouvé le nouvel homme ou la nouvelle femme avec qui partager le restant de votre vie, il s’agit d’un moment exaltant que vous souhaitez partager avec vos enfants. C’est tout à fait normal.

Mais quand vient le moment de présenter votre nouveau conjoint à vos enfants, l’histoire se corse. Mille questions vous assaillent et l’interrogation est souvent trop grande pour voir la situation avec objectivité. Aucune étape de votre vie ne mérite un si grand stress. La rencontre entre votre nouvel amour et vos enfants peut se faire en toute simplicité et sans fausses notes. Laissez-vous guider !
 

La rencontre se prépare en amont

Avant d’envisager la présentation de votre nouveau partenaire à vos enfants, il est recommandé de préparer le terrain. Cela facilite les relations entre les adultes et les enfants. De plus, mieux vaut mettre tous les atouts de votre côté.

Choisissez la bonne personne

Assurez-vous de présenter à vos enfants la personne avec laquelle vous vous sentez à l’aise et envisagez des projets futurs. En effet, cette personne occupera une nouvelle identité parentale et jouera un rôle dans la famille auprès de vos enfants. C’est lorsque la relation que vous entretenez avec votre nouveau partenaire devient réellement sérieuse que le projet de la rencontre avec vos enfants peut s’envisager.

Gardez pour vous les aventures ou les histoires que vous présagez sans lendemain. Vous êtes en droit de posséder une vie privée et vous n’êtes pas dans l’obligation de tout raconter à vos enfants. Faire la présentation tous les six mois par exemple de votre dernière conquête déstabiliserait vos enfants et les enfermerait dans un climat de stress et d’insécurité. De plus, sans le vouloir, vous discréditerez votre nouveau partenaire lorsque la bonne personne se présentera.

Tenez votre place d’adulte

Bien sûr en votre qualité de mère ou de père vous souhaitez que vos enfants acceptent votre nouveau partenaire. Patience ! Cela viendra quand ils seront prêts. En revanche,  n’attendez pas de vos enfants qu’ils valident votre nouvelle relation.

Effectivement, ce moment délicat qu’est la rencontre du nouveau compagnon avec vos enfants ne doit pas vous empêcher de tenir votre rôle d’adulte. Et votre rôle d’adulte est précisément d’assumer votre nouvelle relation et de rendre la situation la moins douloureuse pour vos enfants. Rien de plus.

N’inversez pas les rôles entre vous et vos enfants. Vos enfants sont dans l’incapacité de décider à votre place si votre nouveau conjoint est idéal pour eux et pour vous. D’ailleurs, personne ne doit le décider. Placer vos enfants dans une telle situation de toute puissance risquerait de leur nuire sur le long terme et vous empêcherait de vous épanouir dans votre relation. Vos enfants ont besoin d’être accompagnés. C’est vous, en votre qualité d’adulte et de parent, qui les guidez. Vos enfants se sentiront rassurés et comprendront certainement mieux votre choix.

Parlez de votre nouveau conjoint à vos enfants

La communication est primordiale avant la rencontre. L’intégration de votre nouveau partenaire se fait d’abord à travers la parole entre vous et vos enfants. Expliquez-leur que vous avez rencontré une personne avec laquelle vous vous entendez bien. Vous pouvez également leur dire comment s’appelle cette personne, quel métier pratique-t-elle et si elle a des enfants. Inutile d’en dire davantage. Ne rentrez pas dans les détails.

Surtout évitez de dresser un portrait de votre nouveau conjoint qui soit trop élogieux. Aux yeux de vos enfants, ce nouvel homme ou cette nouvelle femme ne sera jamais aussi bien que leur papa ou leur maman. Alors respectez leur émotionnel. Même si vous voulez bien faire en listant les qualités innombrables que vous percevez chez votre nouveau partenaire, gardez cela secret pour le moment. Vos enfants auront bien le temps de les découvrir.

Le maître mot est la simplicité. La retenue sera votre meilleure alliée dans cette situation. D’ailleurs, cela suscitera la curiosité chez vos bouts de chou qui ne manqueront pas de vous questionner à l’occasion. Viendront alors des questions qui leur seront tout à fait personnelles…

Quand faire les présentations ?

Avec le divorce ou la séparation, l’enfant a déjà vécu des moments intenses qui l’ont ébranlés. Papa et maman se sont séparés. Il lui faudra comprendre à son rythme, tout seul ou avec votre aide, que ses parents ne se remettront pas ensemble. Le fait que sa mère et son père lui procurent un toit de leur côté respectif participe à ces étapes de deuil dans lesquelles passe l’enfant. Dans ces moments forts en émotion pour vous et vos enfants, ne rajoutez pas une situation stressante.

Attendez que la situation se soit stabilisée avant de projeter une rencontre. Prenez votre temps. Justement, le fait d’en parler à vos enfants vous permet de sentir le bon moment pour organiser cette entrevue.

Où présenter votre nouveau conjoint ?

L’idéal est de privilégier un lieu neutre  qui n’implique aucun souvenir chez vos enfants tout comme chez vous. Une ballade en forêt, une visite au zoo, une promenade dans un parc peuvent devenir votre lieu de rencontre.

L’essentiel est de placer la relation et la conversation au centre de l’échange. Évitez les lieux trop bruyants où chacun crie pour se faire entendre de l’autre. Les enfants se sentiraient desservis par cette configuration faussement familiale. Tout le monde doit pouvoir se comprendre et poser des questions quand il en a envie. Et encore plus les enfants.

La rencontre peut être brève. Un enfant ne doit pas se sentir pris au piège. Donc évitez les occasions interminables comme les vacances ou un week-end. Si l’enfant souhaite sortir de table pendant le dîner, donnez-lui votre accord.

En effet, vos enfants ont besoin de retrouver leur univers familier dans lequel il se sentiront en sécurité. C’est dans cet espace personnel que vos enfants digéreront la présence de ce nouvel individu et évacueront la pression émotionnelle.

Quelle attitude adopter pendant la rencontre ?

La façon dont vous et votre partenaire vous comportez sera déterminante dans le bon déroulement des événements.

Le comportement du nouveau couple

Adoptez une attitude neutre et équilibrée. Refusez tout rapprochement physique avec votre partenaire comme les câlins, les bisous et les effleurements de main. Dans la même idée, évitez de vous coller l’un à l’autre. Cela peut effrayer les enfants. Soyez patient. Ces moments intimes viendront en temps voulu.

Même si la situation est stressante pour vous, ne cherchez pas du réconfort en vous blottissant dans les bras de votre compagnon. Gardez votre calme. Tout se passera bien. Cherchez plutôt à établir une complicité dans le regard avec votre nouveau conjoint ou conjointe.

Le rôle du nouveau partenaire

Lui aussi aura son rôle à jouer pour une présentation sans remue-ménage. Il devra être sincère sans trop en faire. Le partenaire n’a pas à se forcer : sourire exagéré, ton de voix trop jovial, questions multiples et intimes. Parfois, la volonté de vouloir bien faire pousse certaines personnes à créer une situation embarrassante. Les enfants pourraient alors rejeter cette nouvelle personne au titre qu’ils la trouvent fausse et bizarre.

Que faire si vos enfants refusent votre nouveau conjoint ?

La venue d’une nouvelle personne dans le cadre familial peut être source d’angoisse. Certains enfants vont témoigner cette souffrance à travers des comportements agressifs (l’enfant vous frappe ou vous repousse), des comportements régressifs (faire pipi au lit, cauchemars perturbant le sommeil, parler un langage bébé) ou simplement avec des crises de larmes.

Entendez le message de votre enfant. Rassurez-le du mieux que vous pouvez. Parlez-lui doucement et faites-lui comprendre que vous l’aimerez toujours, que vous serez toujours là pour lui. La présence de votre nouveau conjoint ne changera pas l’affection que vous avez à son égard.

Planifiez la rencontre pour plus tard permettra d’apaiser les tensions. Mais gardez votre idée en tête. Le refus de vos enfants pour votre nouvelle vie ne doit pas faire abandonner votre nouveau partenaire et les projets allant avec. Tout cela se discute et les freins se lèveront un jour.

Refaire sa vie après un divorce : pas de précipitation 

La présentation de votre nouveau conjoint à vos enfants représente déjà une grande étape dans votre nouvelle vie. Cette situation occasionne angoisse et souffrance autant chez les enfants que chez les adultes.

Prendre les précautions d’usage est un facteur essentiel pour garantir une rencontre saine. Faites simple autant que vous le pouvez. La première rencontre doit être sommaire. Soyez réaliste quant aux réactions qu’auront vos enfants envers ce nouveau venu et positif pour les jours à venir.Par la suite, si vous projetez un emménagement de votre âme sœur à la maison par exemple, il sera toujours temps d’en discuter plus tard. Tenez compte du rythme avec lequel vos enfants digèrent les informations qui perturbent leur quotidien. Gardez vos projets à long terme dans le tiroir, vous les sortirez quand tout le monde sera prêt à les entendre. Une relation de confiance se crée lentement et sans sauter les étapes.

Comment bien vivre sa première fête des mères en garde alternée ? (France)

Garde alterné

Vous êtes séparée depuis quelques mois seulement et vous vous apprêtez à vivre votre première fête des mères en garde alternée ? Ce jour-là aura une saveur toute particulière cette année et peut-être l’appréhendez-vous un peu. La fête des mères est en effet un jour important lorsque l’on est maman. Une séparation, c’est parfois voir certains de ses idéaux s’écrouler en attendant de se reconstruire une nouvelle vie. Dans cet article, nous vous donnons quelques conseils pour que votre première fête des mères en tant que maman solo se passe sereinement et vous laisse, malgré tout, de jolis souvenirs.

Organisez-vous à l’avance

Si vous vous êtes séparés à l’amiable, votre ex-compagnon et vous êtes en bons termes. Le weekend de la fête des mères tombe sur son weekend de garde ? Peut-être acceptera-t-il de modifier l’organisation à titre exceptionnel. Par exemple, d’un commun accord il pourrait vous laisser les enfants la journée du dimanche. Vous feriez ainsi de même pour le dimanche de la fête des pères, quelques semaines plus tard. La bonne communication et les concessions sont la clé dans un couple séparé ou divorcé, pour le bien-être des enfants. Si ceux-ci sentent que vos relations sont saines, il n’en seront que plus sereins et vivront votre séparation avec plus de douceur. Discutez-en en amont avec votre ex, quelques semaines à l’avance afin qu’il ait le temps lui aussi de s’organiser. L’organisation est un autre élément important pour maintenir la bonne entente lorsque l’on a ses enfants en résidence alternée, pour cela des applications telles que 2houses pourraient vous y aider.

Faites de la fête des mères une journée spéciale

Vous avez la chance d’avoir la garde de vos enfants en ce jour de fête des mères ? Faites-en une vraie journée festive ! Pour vous comme pour vos chérubins, c’est un jour spécial dans l’année. Préparez un bon repas tous ensemble, laissez-les dresser une jolie table en votre honneur. N’hésitez pas à sortir la belle vaisselle, mettez de la musique. Tout ce qui apportera de la joie dans votre nouveau foyer contribuera à laisser de beaux souvenirs à vos enfants.
Vous pouvez aussi, par exemple, organiser une sortie, un pique-nique ou une balade à vélo avec vos enfants. N’oubliez pas que vous restez une famille unie et aimante et ce malgré votre divorce récent. Demandez à vos enfants à l’avance ce qui leur ferait plaisir, afin de vous organiser. Et n’oubliez pas de vous faire plaisir à vous aussi, car c’est également votre journée. Oubliez les contraintes, ne pensez qu’à la joie de passer ce weekend avec vos enfants. Ils se souviendront de cette journée comme d’un moment de bonheur auprès de leur maman.

Profitez de leurs petits cadeaux

Vos enfants auront mis tout leur cœur à vous fabriquer de jolis cadeaux ou auront peut-être cassé leur tirelire pour vous offrir un présent vraiment spécial. Prenez le temps de les découvrir et montrez à vos enfants à quel point ces cadeaux sont importants et signifient beaucoup pour vous. Ils sentiront que votre amour pour eux est demeuré intact malgré la séparation récente de leurs parents.
Ils vous récitent une chanson, un joli poème pour la fête des mères ? Proposez-leur de vous l’apprendre et récitez-le ensemble. Une déco pour la maison ? Choisissez avec eux l’endroit où vous la disposerez et dites-leur que vous penserez à eux chaque fois que vos yeux se poseront dessus. De leur côté, ils seront heureux de savoir que vous pensez souvent à eux lorsqu’ils sont chez leur papa.
Vos enfants ont envie de vous concocter un joli dessert ? Laissez-leur les manettes de la cuisine. Ils ont envie de chouchouter leur maman pour cette journée spéciale ! C’est aussi l’occasion de leur faire gagner en autonomie et les aider à grandir, une des clés pour vivre sereinement votre nouvelle vie de parent séparé en garde alternée.

Seule pour la fête des mères ? Faites-vous plaisir !

Depuis votre séparation, vos enfants sont en résidence alternée. Malheureusement pour vous, cette année pour la fête des mères ils seront chez leur papa et il ne vous sera pas possible de les voir. Cela vous fait certainement un pincement au cœur de passer cette première fête des mères sans vos enfants, et ce sentiment est tout à fait normal. Mais rassurez-vous, il est aussi possible de bien vivre cette journée en étant seule!
En attendant de retrouver votre progéniture, faites-vous plaisir et prenez un temps pour vous. Quand on est parent solo, on a peu de temps pour se recentrer sur soi, courant sans cesse entre le travail et l’organisation familiale. Alors, c’est le moment où jamais pour penser à vous le temps d’une journée. Laissez le ménage et le rangement de côté, profitez d’un dimanche de détente pour vous chouchouter. Pourquoi ne pas organiser un repas avec des amis, une balade avec des gens qui vous sont chers. Il y a fort à parier que vos proches ne vous oublieront pas en cette journée spéciale.
Si vous avez plutôt envie de rester seule, vous en avez le droit ! Organisez-vous un moment cocooning avec un bon livre, un film ou une série sympa et un bon plateau repas. Vous pouvez aussi décider de vous lancer un nouveau challenge comme commencer le yoga ou vous mettre à l’aquarelle, à la couture. Une seule condition : faites-vous plaisir et soyez bienveillante et sans jugement envers vous-même.

Communiquez avec votre ex

Votre ex-compagnon est aussi le père de vos enfants, et il les invitera probablement à vous passer un appel pour la fête des mères. Grâce aux technologies d’aujourd’hui, vous pourrez prévoir un appel vidéo, ainsi vous profiterez de voir vos enfants pendant quelques minutes et les entendre vous souhaiter bonne fête. Ils seront eux aussi très heureux de vous voir et de vous entendre.
Si l’entente avec votre ex-mari est cordiale et qu’il ne réside pas très loin de chez vous, peut-être sera-t-il d’accord pour que vos enfants vous rendent visite pour la fête des mères. Le temps d’un petit goûter, vous aurez alors le loisir de profiter de ce dimanche spécial avec eux et de recevoir les cadeaux qu’ils seront impatients de vous offrir.
Pour vous organiser avec votre co-parent sur les modifications de droit de visite, vous pouvez télécharger une application de 2houses. Weekend de garde, vacances, devoirs, activités et rendez-vous médicaux : la gestion de la résidence alternée deviendra beaucoup plus simple et organisée.

Voyez d’autres parents solo

Une séparation est souvent l’occasion de rencontrer d’autres personnes et notamment d’autres parents séparés. Ils ont les mêmes préoccupations et problématiques que vous, et vous vous comprenez aisément. Vous n’êtes sûrement pas la seule maman à ne pas avoir vos enfants pour le dimanche de la fête des mères. Dans votre entourage, des amies ou connaissances seraient peut-être ravies d’organiser une sortie. Et pourquoi pas vous inscrire sur une application de rencontres amicales dans votre ville ? C’est l’occasion de nouer de nouvelles amitiés, de rencontrer des personnes autour d’activités, de voir d’autres horizons et de reconstruire votre vie sociale après votre divorce.

Faites-vous votre propre fête des mères

Vos enfants ne sont pas avec vous cette année le dimanche de la fête des mères ? Qu’à cela ne tienne ! Dites-vous que ce n’est qu’une date, vous aurez tout le loisir d’organiser votre fête des mères avec vos enfants lorsque viendra votre weekend de garde. Discutez-en à l’avance avec eux, impliquez-les dans l’organisation de cette journée. Parlez avec eux de ce qui leur ferait plaisir. Écoutez aussi leurs craintes, leurs angoisses. Peut-être sont-ils tristes à l’idée de vous laisser seule pour la fête des mères. Rassurez-les en leur expliquant que l’important pour vous est de les savoir heureux lorsqu’ils sont chez leur papa et que leur absence vous permet de vous reposer en attendant de les revoir. Lorsque vous les retrouverez, ils seront ravis à l’idée de célébrer la fête des mères avec vous et vous auront sans doute préparé quelques surprises. Le principal est que vous passiez un moment de joie avec vos enfants, peu importe si c’est le jour J ou plus tard.

Pensez à votre maman !

Pour elle aussi, c’est un jour de fête. Vos propres parents ont sans doute été d’un soutien sans faille lors de votre divorce. Si vous êtes seule pour la fête des mères et que vous avez la chance d’avoir votre maman à vos côtés, profitez-en pour passer du temps avec elle. Allez lui rendre visite ou passez-lui un coup de téléphone, profitez-en pour vous rappeler de doux souvenirs de votre enfance. Vous le savez mieux que quiconque, une maman est bien placée pour apaiser les peines et remonter le moral !

Pension alimentaire et garde alternée : sous quelles conditions ? (France)

Pension alimentaire

Quand on décide de divorcer, en tant que parents, se pose toujours la question de la garde des enfants et de la pension alimentaire qui va avec. Quand un seul parent obtient la garde exclusive, c’est celui qui a un simple droit de visite ou qui ne voit ses enfants qu’un week-end sur deux qui paye la pension alimentaire. Et le montant dépend toujours des ressources des deux parents divorcés. Le principe est ainsi assez clair. Mais comment ça se passe en cas de garde alternée ? Une question que vous vous posez certainement en tant que futur papa solo ou maman solo… On vous explique tout.

 

La garde alternée, c’est quoi ?

Dans le cas de la garde alternée, l’enfant vit autant de temps au domicile de chacun des parents, en règle générale une semaine sur deux en alternance. Pour que ça marche, il faut une bonne entente entre les adultes : le suivi scolaire et extra-scolaire en dépend. Il faut aussi que les deux domiciles ne soient pas trop éloignés. N’hésitez pas à lire notre article consacré aux « 8 conseils pour réussir la garde alternée. »

Si vous choisissez ce mode de garde, veillez à vous mettre d’accord sur les choses essentielles, et les frais en font partis. Vous n’aurez pas forcément les mêmes ressources que votre ex-compagnon ou votre ex-compagne. Devenir parent solo n’est pas forcément facile économiquement. Cela fait un gros changement, et ça peut vous faire peur. D’autant que votre ou vos enfants auront besoin de deux fois plus de vêtements, meubles, jouets… Forcément, deux domiciles, deux fois plus de frais ! Mais heureusement, il existe une solution : la pension alimentaire. Et vous pouvez y avoir droit, même dans une garde alternée !

Si vous arrivez à un accord qui prenne en compte à la fois les revenus et les charges de chacun, et les besoins de votre / vos enfants, vous n’avez pas forcément besoin de mettre en place le versement d’une pension alimentaire. C’est encore plus vrai si vous avez tous les deux des revenus quasiment similaires. Il faudra juste se mettre d’accord pour les frais exceptionnels.

C’est s’il y a un déséquilibre qu’il faudra demander au juge des affaires familiales de décider. Vous pouvez là aussi trouver un accord, qui sera alors validé par le juge. Il doit être écrit et équitable. C’est le mot-clé pour que tout se passe normalement. Votre enfant ou vos enfants ne doivent pas être lésés. Et en tant que parents divorcés, c’est ce qui doit prévaloir dans vos choix. Le plus simple est de communiquer entre vous, pour éviter tout conflit, maintenant ou plus tard. Mais si vous avez opté pour la garde alternée, c’est que vous arrivez encore à vous parler autour d’une table. Et vous trouverez certainement un compromis.
 

Garde alternée

Pourquoi une pension alimentaire peut-elle être versée en cas de garde alternée ?

Lorsqu’on est marié, chacun des parents doit contribuer à l’entretien et à l’éducation des enfants au moins jusqu’à leur majorité (art. 203 du Code civil).  Les couples ayant souvent un compte-joint, ceci se fait assez facilement. Mais cette obligation continue pour les parents séparés ou divorcés.

Alors bien sûr, si la garde est confiée à un seul des parents, on comprend bien que c’est lui seul qui va devoir payer les frais de nourriture, d’habillement, de scolarité, des activités extra-scolaires, de santé… Le parent solo se trouve alors dans la situation où tout sort de sa poche, alors qu’avant les deux parents contribuaient à subvenir aux besoins de l’enfant. Il est donc normal que ce soit l’autre parent qui verse la pension alimentaire pour contribuer à ces frais. La situation est ici assez simple.

En cas de garde alternée, on pourrait se dire que l’enfant passant autant de temps chez l’un que chez l’autre, pas besoin de pension alimentaire. Mais le problème est plus complexe : les deux parents n’ont pas forcément les mêmes revenus, ni les mêmes charges. Dans ce cas, c’est le parent avec les ressources les plus élevées qui devra payer une pension alimentaire. Une pension qui viendra s’ajouter au paiement, équitablement, de ce que l’on appelle les frais exceptionnels. Ils sont liés à la santé, les activités extra-scolaires, ou tout autre besoin de l’enfant non compris dans la pension alimentaire. Vous l’aurez compris, l’esprit de la loi, c’est de permettre à l’enfant de continuer « sa vie d’avant ». Il ne doit pas voir de différence entre avant et après votre séparation, matériellement parlant.

 

Qui décide du montant de la pension alimentaire ?

Le montant de la pension alimentaire est fixé par le juge des affaires familiales. Il va prendre en compte plusieurs critères :

  • les revenus : ressources imposables et revenus de remplacement (allocation chômage, prestations payées par la Sécurité Sociale, pensions de retraite), après déduction d’un minimum vital, environ 550 euros
  • le nombre d’enfants : le juge va tenir compte de tous les enfants présents au foyer du parent qui a le plus de ressources, et pas seulement ceux de l’union dont il est question.
  • les ressources du parent bénéficiaire de la pension alimentaire
  • le mode de garde : le montant de la pension sera plus importante en cas de garde exclusive qu’en cas de garde alternée
  • des besoins des enfants : nourriture, logement, habillements…

Il s’appuiera aussi sur une grille indicative, donnée par le ministère de la Justice. Si vous avez un seul enfant en garde alternée, le montant de la pension sera environ de 9% des ressources du parent débiteur ; 7,8% pour 2 enfants ; 6,7% pour 3 enfants.
Ce barème n’est qu’indicatif, le juge n’est pas obligé de s’y tenir. Il peut octroyer une pension alimentaire plus ou moins importante que celle qui figure sur le barème. 

Attention, la pension alimentaire ne couvre que les frais liés à l’alimentation, le logement et les vêtements. Mais il en existe d’autres : santé (comme l’orthodontie par exemple), la scolarité si votre enfant va dans une école privée, les activités extra-scolaires. Pour ces frais-là, dits exceptionnels, le partage doit se faire proportionnellement aux ressources de chacun. Celui qui gagne le plus, paye le plus.

La pension alimentaire ne s’arrête pas aux 18 ans de l’enfant. Elle est versée jusqu’à ce qu’il puisse lui-même subvenir à ses besoins, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’il reçoive une rémunération au moins égale au SMIC.

Le montant de la pension alimentaire peut-il être revalorisé ?

Si la situation d’aucun des deux parents ne changent, et si chacun respecte ses engagements, le montant de la pension est revalorisé chaque année, selon le mode de calcul précisé par le juge. En règle générale, la revalorisation s’appuie sur l‘indice des prix à la consommation, communiqué chaque année par l’INSEE (l’Institut National de la Statistique Économique et Sociale). L’idée c’est que le parent bénéficiaire n’ait pas de perte de pouvoir d’achat en cas d’augmentation des prix, et qu’il puisse continuer à subvenir aux besoins de l’enfant même en période d’inflation.

Si l’un des parents ne respecte pas ses engagements, c’est-à-dire s’il ne paye plus aucun frais, ou si sa situation change (perte d’emploi, nouvel enfant à charge, ressources plus importantes du bénéficiaire…), alors le montant de la pension alimentaire peut bien sûr être changé (art.209 du Code civil). Il faudra alors repasser devant le juge aux affaires familiales. C’est au parent qui se sent lésé de le saisir.

Pension alimentaire et garde alternée : le point sur la fiscalité

Côté fiscalité, vous allez déclarer la garde alternée aux impôts. Vous aurez droit à des parts supplémentaires, qui représentent la moitié de celles accordées aux couples mariés / pacsés / en concubinage. Moitié pour vous, moitié pour votre ex.
Par contre, si en cas de garde exclusive, la pension alimentaire ouvre droit à des avantages fiscaux pour celui qui la verse (art.156 du code général des impôts), ce n’est pas le cas dans une garde alternée. Vous ne pouvez pas cumuler l’octroi de part supplémentaire pour votre quotient familial, et la déduction de la pension alimentaire. 
Vous n’avez pas non plus à la déclarer dans les pensions perçues.


En conclusion, rien ne vaut un bon arrangement dès le départ. Si vous avez choisi la garde alternée, c’est que vous vous entendez suffisamment bien avec votre ex pour continuer à communiquer. N’hésitez pas à lui faire part de vos difficultés en tant que parent solo, des besoins de votre ou vos enfants. Vous comme votre ex ne voulaient qu’une seule chose : le bien-être de votre enfant. Et cela passe forcément par une répartition équitable des frais.

Planning de garde, une solution pour chaque cas

Planning de garde

Comment vivre la séparation ou le divorce tout en préservant les relations harmonieuses, en partageant la garde des enfants et en respectant leurs besoins ? La famille vient d’éclater. Parents et enfants sont impactés. Comment éviter les traumatismes et la désorganisation ? Chacun, parents comme enfants, tente de trouver sa place dans cette nouvelle vie. Les difficultés doivent être surmontées afin d’assurer l’épanouissement. 

Communication, c’est le mot magique pour réussir la gestion du quotidien après un divorce ou une séparation. Trop de conflits naissent d’un manque d’informations qui s’ajoute à une situation stressante. Pourtant, des moyens sont disponibles pour partager les ressources avec tous les membres concernés. Établir et partager le calendrier pour les membres de la famille, prévoir les situations spéciales et rester en contact, voilà le début de l’harmonie. 


Le planning de garde, une gestion complexe

Découvrez l’application qui vous aidera à établir le calendrier de garde des enfants. Dès le début du changement de situation de la famille, qu’il s’agisse d’une séparation ou d’un divorce, établissez un mode de fonctionnement efficace pour établir clairement qui fait quoi, et où et avec qui sont les enfants à chaque moment de la journée. Tous les membres de la famille sont impliqués dans cette démarche. Les enfants y trouveront un cadre rassurant. Chaque parent constatera l’implication de l’autre parent. Une nouvelle dynamique de communication pourra s’établir dans le but d’espérer l’épanouissement des enfants.

Vous n’êtes pas les premiers parents à vivre une séparation ou un divorce. Cependant, vos premiers pas en tant que parents séparés exige une période d’adaptation au cours de laquelle vous devrez aussi familiariser vos enfants à cette nouvelle vie. La mise en place du planning de garde intervient une fois que vous avez établi avec le co-parent un accord pour la garde des enfants.  Le plus gros changement pour les enfants tient au fait qu’ils vivent dorénavant à deux endroits différents, avec un seul parent à la fois. Pour vous, en plus de la séparation, l’absence planifiée des enfants marque une différence profonde dans votre quotidien.

Afin de vous aider et d’aider les enfants à vivre cette transition de manière harmonieuse, utilisez tous les moyens mis à votre disposition. En cas de garde partagée des enfants, les premières difficultés se dessinent dès que débute l’alternance de garde. La question des horaires est très sensible et le moindre changement ou le moindre oubli vient perturber tous les membres. Un retard peut entraîner un enchaînement de réactions plus ou moins bienveillantes. Un changement d’horaire de dernière minute crée tout de suite un malaise. Les enfants le ressentent et se considèrent trop souvent responsables de cette situation.

Dans le but de prévenir un stress croissant et des frustrations inutiles lors de l’alternance de garde, la communication et la planification constituent les outils les plus précieux. C’est vrai pour tous les membres de la famille. En accord avec le co-parent, créez votre premier planning de garde en ligne et commencez à profiter de cet outil unique. La bonne gestion du calendrier, voici le premier moyen pour progresser dans cette nouvelle façon de vivre. C’est ce calendrier qui sera déterminant lors des prises de décisions pour les sorties, les horaires de classe, les vacances, les visites médicales, l’alternance de garde ou encore les permissions spéciales.

Relever le défi de la garde partagée

Pour des parents séparés, la gestion du calendrier prend trop souvent une part excessive dans l’emploi du temps. Si les horaires doivent être respectés et les rendez-vous honorés, il ne faut pas oublier que le principal objectif pour un parent, c’est l’éducation et le bien-être de ses enfants. En cette période de séparation et de tension entre les parents, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour apporter un équilibre psychologique et émotif aux enfants. Les enfants ont besoin d’être rassurés et ils ont besoin de sentir qu’ils sont en tête des préoccupations des parents.

Après une séparation, encore plus que d’habitude, il faudra dégager du temps pour partager des activités avec vos enfants, qu’il s’agisse de sorties, de sport, de jeux de société, de discussions, etc. En adoptant une application pour vous aider à gérer le planning de garde et les autres horaires des enfants, vous libérez du temps pour communiquer avec eux et vivre des expériences communes. Vous créez une intimité précieuse pour vos relations familiales. Que diriez-vous d’être secondé dans votre tâche de co-parent par un outil moderne, performant et facile d’usage ? C’est l’utilité des applications de planning de garde offertes en ligne. 

La communication par tous les moyens 

Une propriété remarquable de l’application de gestion de calendrier est celle qui offre la possibilité de partage avec tous les membres de la famille. On peut même y inscrire d’autres intervenants auprès des enfants, comme un grand-parent ou un ami intime. Le calendrier en ligne se partage avec tous les membres inscrits et informe en temps réel des déplacements et du lieu où se retrouvent les enfants.

Relayer l’information aux membres de la famille améliore considérablement les rapports. Finies les confusions suite à un déplacement, oubliés les tensions qui résultent de la confusion. Grâce à l’application, chaque parent se rappellera ses horaires de garde et saura qui doit assurer le transport des enfants tel ou tel jour. Le rendez-vous médical, la réunion de parents d’élèves, la fête chez le copain, la pratique de patinage, la réparation du vélo et bien d’autres obligations seront toujours relayées en ligne. Des alertes et des rappels peuvent venir rafraîchir la mémoire. C’est pleinement rassurant pour les enfants et pour chaque parent.

Des fonctionnalités intégrées à l’application permettent à chaque parent d’intervenir au niveau du contenu. Le planning est mis en place de manière interactive et l’approbation du co-parent confirme le choix final. Des événements peuvent être ajoutés en tout temps et partagés entre les membres. Lors de la planification des horaires, il est souvent essentiel de pouvoir intervenir en cour de route pour intégrer des changements et apporter des modifications. Toute la souplesse est permise avec une gestion du calendrier en ligne. 

Des parents en communication

Les parents séparés ou divorcés ont besoin de communiquer régulièrement pour tout ce qui concerne la vie quotidienne de leurs enfants et les projets les concernant. Les situations où les parents doivent donner leur avis et se mettre d’accord se présentent tous les jours. Au niveau scolaire, le suivi des parents est primordial, peu importe l’âge des enfants. Il en est de même pour les permissions face aux nombreuses activités des enfants. Il est si fréquent d’avoir à se prononcer sur les activités des enfants que la technique de communication choisie doit permettre une réaction rapide et un partage constant d’informations. La réactivité devient essentielle pour préserver la bonne entente. 

Parmi les désaccords les plus fréquents, on retrouve fréquemment les changements de dernière minute. Ceux-ci nécessitent une capacité d’adaptation supérieure parce qu’ils sont imprévus et viennent troubler les habitudes et les projets. Les parents sont bousculés mais les enfants le sont tout autant. Il est donc préférable de pouvoir aviser le plus tôt possible les autres membres de la famille de tout changement incontrôlable. Le moyen le plus facile est d’utiliser l’application dédiée au planning de garde de la famille. 

Il se peut que l’un des parents doive demander l’aide du co-parent pour intervenir auprès des enfants afin de faire respecter certaines règles familiales. Il est aussi fréquent que les parents doivent se consulter pour autoriser des sorties ou des activités spéciales. Pour éviter des tensions, l’application de planning offrira un mode de communication directe et aplanira les angles. Tout ce qui peut participer à l’harmonie des relations entre les parents est bon à prendre. La bonne entente entre les parents évite également que s’installe un malaise chez un enfant ou même que celui-ci tire parti de la situation pour exercer des pressions sur le ou les parents. 

Les questions d’argent

Dans les situations de garde partagée, la question financière est certainement le point le plus litigieux. Des dépenses extraordinaires obligent souvent l’un des parents à débourser des montants supérieurs aux prévisions. Il faut vite obtenir l’accord de l’autre parent. Les parents partagent certaines dépenses et font des déboursés au fur et à mesure des besoins et selon les ententes établies lors de la séparation. Le compte-rendu des dépenses effectuées par chaque parent s’inscrit en ligne et permet de suivre avec exactitude l’état des comptes.

Les détails sont importants pour assurer la transparence face aux déboursés. Qui a payé la dernière paire de chaussures ? Quel était le montant exact ?  Et les cahiers et crayons la semaine dernière ? Il faut également s’entendre sur le montant d’argent de poche accordé ? Les deux parents sont-ils d’accord pour participer également au financement du voyage scolaire ? Tous ces détails influencent les relations familiales et peuvent gâcher les rapports si la communication est défaillante.

Il faut éviter à tout prix de faire porter par les enfants la responsabilité des tracas et des conflits. Le dérapage est fréquent lorsqu’il est question d’argent. Lorsque les enfants ressentent les tensions, ils en sont malheureux et tristes. Pour garantir l’épanouissement des enfants, il faut faire un effort. Le conflit est évitable lorsque les deux parents utilisent un facilitateur en ligne. La transparence met un terme aux embrouilles. Chaque parent inscrit ses déboursés au fur et à mesure. C’est clair et cela ne laisse aucune place au doute. Les suppositions et les doutes face à l’autre parent, c’est terminé !

Communication et histoire familiale

Bien plus qu’une simple application pour inscrire des événements, la gestion du calendrier en ligne reflète la vie des membres de la famille avec de nombreux détails, anecdotes, photos, etc. La vie quotidienne des enfants recèle des trésors de souvenirs à conserver, d’informations à partager et de situations touchantes à communiquer. Par exemple, les bons mots des enfants sont relayés grâce à l’application et les grands-parents peuvent les lire et en profiter malgré l’éloignement. 

Outre les parents, les proches comme les grands-parents ou toutes les autres personnes autorisées reçoivent un accès à l’application. Cependant, les tiers ne peuvent pas nécessairement tout voir. Ce sont les parents qui détiennent les droits sur l’application et autorisent les niveaux d’accès. On parle ici, par exemple, de partage de l’album photo, des histoires racontées par les enfants, des moments privilégiés ou encore des récits d’activités sportives ou de sorties spéciales. 

Dans tous les cas, pour un parent séparé ou divorcé, la possibilité d’offrir aux membres de la famille un moyen de communication de qualité demeure un grand privilège. Pourquoi ne pas s’en prémunir ? Utiliser une application en ligne, c’est s’offrir le moyen d’être constamment informé, d’être réactif dans toutes les situations et, surtout, de garder le contact. C’est également un moyen d’abolir les distances. Les enfants sont en semaine de garde chez le co-parent ? Qu’à cela ne tienne, vous êtes tenu au courant de ce que vivent les enfants par le biais de l’application en ligne. Ainsi, vous ressentez moins durement l’absence de vos enfants et c’est réciproque.

Communication et sécurité

L’information et la communication, ce sont les bases de la bonne entente et des relations harmonieuses pour les parents séparés ou divorcés. La meilleure recette pour éviter tristesse, colère, conflits et tensions c’est de demeurer à l’écoute. Lorsque les enfants résident chez l’autre parent, restez en contact. Celui-ci peut se faire via une application de planning qui offre toutes les options pour une communication de qualité. Messages, photos, textes, horaires, informations médicales, planification d’anniversaires ou de vacances, tout est possible. Utilisez à fond ces moyens et soyez reliés. Suivez vos êtres chers, où qu’ils soient et soyez serein. Vous pouvez dès aujourd’hui mettre en place les moyens à votre portée pour satisfaire tous les membres de la famille.