Quand un parent ment à son enfant sur son autre parent ….

Parent ment à l'enfant à propos de l'autre parent

Récemment j’ai reçu un papa qui est venu consulter uniquement pour savoir comment réagir quand son fils lui raconte les dires erronés de sa maman le concernant. Le mensonge est une arme très couramment utilisée dans le contexte de séparation/divorce. C’est une forme de manipulation que les femmes autant que les hommes affectionnent. Afin de rendre simple la lecture de cet article, je vais partir de ce papa mais j’insiste pour que chacun prenne en compte le fait que cela n’est pas le fait des femmes uniquement.

Mr A. se questionne beaucoup sur comment faire face aux mensonges que son ex compagne raconte à leur fils. Il est démuni. Il ne sait pas quoi lui dire quand celui-ci lui dit « papa, maman m’a dit que tu ne t’es jamais occupé de moi. Elle dit aussi que tu ne m’as jamais amené à l’école et que tu rentrais tard le soir…etc ». Mr A. est pris entre le marteau et l’enclume. Doit-il dire à son fils que sa maman raconte des bêtises et, par là même, disqualifier la maman. Ou au contraire, doit-il se taire et laisser son fils croire qu’il a été un père négligent et absent ?

Dans les deux cas, son fils est lésé et finira par penser que l’un des deux parents est moins compétent et moins fiable. Cela entrainerait, si la situation devenait récurrente, une absence de confiance en les deux  parents. L’enfant ne saura plus vers qui se tourner car il aura toujours un doute sur qui ment. C’est ainsi que naissent des difficultés chez les enfants telles qu’une faible estime de soi, une absence de confiance en l’autre qui fait que l’enfant, puis plus tard l’adulte, est fier de dire qu’il sait se débrouiller seul. Or, se débrouiller seul s’accompagne systématiquement d’un grand sentiment de solitude et donc de détresse.

Cette situation où l’enfant est au milieu de mensonges n’est donc pas anodine. Elle doit être évitée le plus possible.

En réponse à Mr A., je commencerai par lui dire que lorsqu’un enfant ose dire à son papa que maman a dit ceci ou cela sur lui, c’est d’abord un bon signe. C’est que l’enfant fait  suffisamment confiance à son père pour lui dire des choses difficiles. Il compte également sur lui pour l’aider à se forger une opinion. L’enfant vient ici déposer son incompréhension. Et, il s’agit de faire de son mieux pour ne pas le décevoir.

Un enfant s’identifie à ses DEUX parents, pas uniquement à l’un. Même quand il est en colère ou rejette l’un des deux, il s’identifie, … par opposition, mais il s’identifie quand même. C’est justement pour cette raison qu’Mr A. est piégé. Que dire ? La vérité au risque de rajouter un nouveau malaise dans la tète de son fils ou laisser son fils se mettre en désaccord avec ses souvenirs.

Tout d’abord, il faut RÉTABLIR LA VÉRITÉ. L’enfant ne doit pas se retrouver avec un bug dans le continuum de son histoire. Le laisser avec des mensonges sur son passé, c’est comme faire un bug informatique. C’est transformer l’histoire, les émotions, tenter d’effacer, et remplacer. Or, l’enfant, même s’il se laisse prendre par le mensonge, se retrouve à vivre en décalage avec lui-même, comme en parallèle.

On doit donc rétablir la vérité, mais PAS N’IMPORTE COMMENT !! On ne peut donc pas dire que maman (papa) ment !! Malheureusement, c’est le reflexe de la majorité des parents. Il ne s’agit pas ici de se culpabiliser et de s’en vouloir. Un parent n’est pas un psy ou un pédiatre. Il n’est pas naturellement formé pour se défendre d’attaque mensongère de l’autre parent.

On tente alors de faire preuve de créativité. Au lieu de dire maman a menti, on dit « je suis étonné, écoute je n’ai pas les mêmes souvenirs que ceux de maman. Moi, je me souviens très bien de ces vendredis où… et de ces parties de ballon… et de ces déjeuners entre garçons. Tu t’en souviens ? ». Le « tu t’en souviens ? » est important car on fait appel à sa mémoire, à son histoire et non plus à une vérité érigée. L’enfant fait l’effort d’aller chercher en lui ce qui lui appartient. Il est fort probable qu’il ne souvienne pas (car trop petit) mais ce n’est pas grave, il aura eu votre version qui correspond à qui il est !  Vous pouvez aussi faire appel aux photos et aux vidéos pour passer un bon moment avec l’enfant autour de votre relation. Attention, ne pas lancer l’air de rien des petites phrases du type « tu vois que j’ai raison. Tu vois bien qu’on a fait des trucs ». Non, on partage simplement des souvenirs ensemble car c’est aussi l’occasion « d’être ensemble ».

Ainsi, on dément ce que maman a dit sans la dénigrer, on dit que ce sont des souvenirs différents et non pas une vérité. Chacun reste intacte aux yeux de l’enfant.

Je sais que cela demande un grand effort de ne pas rendre à l’autre sa méchanceté, mais il s’agit ici de préserver l’enfant.

Autre exemple, un papa dit à son enfant que maman n’a pas voulu la résidence alternée (RA) alors que lui, la voulait désespérément. Ici, le papa omet de dire qu’il est parti, alors qu’il n’y était pas contraint, à 60 km empêchant par conséquent la mise en place de ce mode de garde. Ici, également, on ne dira pas à son enfant que papa ment ou manipule. On dira « papa a raison ! Je n’étais pas d’accord avec la RA car ton papa habite à 60 km. Cela voudrait dire – ou 2 heures de route A/R pour aller à l’école – ou te retrouver dans deux écoles. Dans les deux cas, ça aurait été trop difficile et fatiguant pour toi. Qu’en penses-tu ? En tout cas, si maman et papa habitent un jour plus prêt l’un de l’autre, on en rediscutera car cela deviendra possible ».

Il est donc plus constructif pour l’enfant que vous fassiez une sorte de petite entourloupe par rapport au mensonge ou à la manipulation plutôt que de le nommer. Tout est une question de présentation.

Enfin, et pas des moindres, l’enfant, lorsqu’il répète les dires de son autre parent devient un messager. Le messager est toujours le moins protégé. Il se retrouve à devoir gérer les réactions des parents : la colère, l’indignation, la honte, le dégout… etc. Et puisqu’il est le messager, il pense qu’il en est responsable ! Maitrisez donc votre réaction, votre expression ? Tentez de montrer à votre enfant que cela ne vous atteint pas plus que cela. En dédramatisant, vous l’aidez ainsi à ne plus se sentir pris dans un conflit de loyauté, entre sa mère et son père. Montrez-vous plus intelligent que celui qui dénigre, détruit et utilise l’enfant pour faire du mal ou gagner une procédure juridique. 

par Elodie Cingal, psychothérapeute .

Divorce. Et les grands-parents dans tout ça ?

grands-parents - 2houses

Comment être « Heureux en Divorce »

Vous encourez des problèmes pendant ou après votre divorce ? Certaines de vos questions restent sans réponse et vous avez besoin d’informations ? 

Notre blog http://heureux-en-divorce.com/ est là pour vous aider à vous y retrouver dans les démarches à suivre afin de mieux vivre votre divorce !

Voici un article représentatif de ceux que vous retrouverez dans le blog en question :

Divorce. Et les grands-parents dans tout ça ?

Les grands-parents sont souvent laissés pour compte pendant ou après le divorce. Leur présence est pourtant importante étant donné qu’ils font partie intégrante de la famille.

Les juges se sont penchés sur la question et ont estimés que les grands-parents devaient disposer d’un droit de visite, au même titre que les parents, et, dans les cas extrêmes, pourraient également se voir confier la garde des enfants.

La nature de leurs droits est variée

Droit de visite

Car les grands-parents participent également à la construction de l’enfant.

Droit de correspondance

Tous les moyens de communication sont envisagés (téléphone, mails, lettre, appel vidéo…) et ces échanges ne devront en aucun cas être interférés ou bloqués de manière malintentionnés.

Droit d’hébergement

De manière ponctuelle les grands-parents ont le droit de recevoir leur(s) petit(s) enfant(s) chez eux.

Comme nous l’avons précédemment dit, dans certains cas extrêmes, où aucun parent n’est jugé apte à obtenir la garde des enfants, les grands parents peuvent se porter volontaires pour les prendre en charge. Cela évite notamment une séparation douloureuse ou un placement dans un foyer, des situations difficiles à éviter dans la mesure du possible.

La mise en application forcée de la légitimité

Si leurs droits ne sont en aucun cas respectés les grands-parents disposent de deux solutions. Avant de s’engager dans un procès il faut effectuer une « tentative préalable de conciliation devant le tribunal d’instance de proximité ». Pour le trouver rendez-vous sur le site suivant :

http://www.fenamef.asso.fr/orange/Ou_sadesser.aspx

Si cette tentative échoue, il faudra malheureusement passer par la voie du tribunal en alertant le juge des affaires familiales (JAF) de votre lieu de domicile. Annuaire des JAF se trouvant sur le site du gouvernement :

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F2185.xhtml

Des droits qui ont tout de même des limites

Attention tout droit a ses limites, le juge possède la possibilité de résilier les droits des grands-parents sur leur(s) petit(s) enfant(s) dans les cas suivants :

– Le(s) enfant(s) refuse(nt) tout contact.

Les juges favorisent en priorité l’avis de l’enfant, puisque c’est avant tout son bien être qui est en jeu. Ils s’assurent néanmoins que l’enfant n’est pas soumis à une pression extérieure, lui dictant son discours.

– Les grands-parents sont déclarés inaptes à s’occuper d’enfants, on sous-entend ici une incapacité physique.
– Le conflit entre les grands-parents et les parents est jugé comme insoutenable et perturbant pour les enfants.
– Les rencontres avec les grands-parents présentent un caractère dangereux, aussi bien physique que psychique.

Cet article vous a intéressé ? Retrouvez-nous sur notre blog http://heureux-en-divorce.com/ pour d’autres sujets sur le divorce.

La vie conjugale et les réseaux sociaux

réseaux sociaux

Garder un mariage heureux a toujours été un défi constant pour les couples. Dans le bon vieux temps, la « belle-mère » était la source de conflits dans bon nombre de mariages. Mais aujourd’hui, ce sont les réseaux sociaux qui mettent les mariages à l’épreuve. Selon Divorce-Online, un service juridique britannique, plus d’un tiers des divorces impliquent Facebook. L’American Academy of Matrimonial Lawyers rapporte que plus de 80% des avocats du divorce aux États-Unis voient une augmentation des actions en divorce impliquant des réseaux sociaux. Donc, avec les médias sociaux qui deviennent la forme universelle de communication, comment protéger votre relation ?

Ne publiez rien que vous puissiez regretter

C’est très tentant de vouloir exprimer toute la chaleur et la joie d’un mariage naissant. Avant l’Internet, on se confiait à sa/son meilleur(e) ami(e) autour d’une tasse de café. Pas de grandes implications si l’un ou l’autre mot aurait du être tu. Mais sur les médias sociaux, tout se passe en temps réel ! Et ce n’est plus juste avec un ou une amie que vous partagerez … c’est avec le monde entier. Pendant que vous cherchez un public qui valide vos griefs, vos amis et votre famille ne veulent peut-être pas partager ces informations – et probablement que tout ça vous retombera dessus.

Un bon exemple de partage abusif d’informations est cette femme qui a publié, tous les jours sur Facebook, des plaintes au sujet de son conjoint. Dans un premier temps, ses amis pensaient qu’elle était juste dans une mauvaise passe, qu’elle et son conjoint vivaient une période difficile. Les messages n’ont cessé et sont devenus de plus en plus toxiques et dérangeants. Ses amis, mal à l’aise, ont un par un coupé les ponts. Le couple a finalement divorcé.

Quelle que soit la nature de vos problèmes conjugaux, le partage sur les réseaux sociaux amène un sentiment de trahison et de manque de confiance. Les messages blessants n’apportent rien et vous empêchent d’aller de l’avant.

Pensez aux enfants

Si des commentaires peuvent mettre les adultes mal à l’aise, qu’en est-il des enfants qui ont accès à la page Facebook de leur papa ou leur maman ? En plus d’être très gênant, ça peut les forcer à choisir un camp et favoriser le sentiment d’insécurité. Les enfants ne devraient jamais être mêlés aux conflits conjugaux…sur le net ou ailleurs.

Fixez des limites précises à l’utilisation des médias sociaux 

Tout comme vous surveiller l’utilisation des médias sociaux par vos enfants, votre conjoint et vous devez définir des règles pour vous-mêmes. Rien ne doit être partagé avec le monde extérieur, sauf si vous êtes tous les deux d’accord … même les bons moments. Tout le monde n’a pas spécialement envie de voir les détails intimes de sa vie étalés sur le Web, ou même une photo anodine à vos yeux mais qui pourrait être embarrassante pour d’autres yeux.

Soyez prudent et attentif. Ne lier pas d’amitié avec tout le monde et n’importe qui. Comment vous sentir en sécurité en étant lié d’amitié avec des personnes de relations passées ? Abstenez-vous de poster des commentaires qui pourraient être mal interprétés. Mettez-vous d’accord sur le temps à octroyer sur les réseaux sociaux avant que celui-ci ne devienne un problème.

En partageant vos mots de passe Facebook avec votre conjoint, vous instaurerez la confiance et vous vous aiderez à rester dans les limites convenues. Rappelez-vous que l’ouverture et l’honnêteté aident à construire les bases d’un bon mariage. Et si vous ne pouvez pas poster quelque chose d’agréable … ne postez rien du tout !

J’ai peur de rendre papa ou maman triste…

papa ou maman triste

L’ingrédient principal d’une coparentalité réussie, c’est la communication. Les parents doivent communiquer entre eux de manière aimable et efficace, et faciliter également la communication entre les enfants et l’autre parent ainsi qu’entre frères et sœurs.

Communication

Les enfants se reprochent souvent la séparation de leurs parents pour comprendre ce changement déroutant et effrayant de leur vie. C’est primordial de rassurer votre enfant et de lui faire comprendre qu’il n’est en rien responsable de ce qu’il se passe. En insistant sur ce message, vous pouvez éviter l’anxiété et les ressentis que votre enfant pourrait percevoir comme « la perte d’un parent ».

Avoir des parents séparés qui vivent à des endroits différents peut être perturbant pour les enfants et les mener à penser qu’ils doivent choisir entre « maman » ou « papa ».

Voici quelques conseils pour aider votre enfant à faire face à ce sentiment de « choix »:

  • Dites à votre enfant qu’il n’aura jamais à choisir entre son papa et sa maman
  • Faites-lui savoir que c’est normal de vouloir passer du temps avec l’un ou avec l’autre
  • Faites-lui comprendre que vous souhaitez qu’il passe du temps avec l’autre parent
  • Ayez une communication ouverte de sorte que votre enfant ne se sente pas mal à l’aise de vous dire qu’il a envie de passer du temps avec l’autre parent

Les enfants ont souvent du mal à communiquer ouvertement lors d’un divorce ou d’une séparation parce qu’ils craignent que leurs parents soient tristes s’ils ne prennent pas parti pour l’un ou pour l’autre.

Des questions comme « Maman va être triste si je veux passer le weekend chez papa ? » ou « Est-ce que papa va être fâché si maman m’emmène faire du shopping ? » sont habituelles pour des enfants de parents séparés. En encourageant la communication ouverte, rassurez votre enfant, faites-lui comprendre qu’il n’est pas coupable et que ni papa, ni maman ne seront blessés ou tristes par rapport à ses demandes. 

Organisation

Avec la communication, l’organisation est essentielle pour éviter de nombreux soucis aux enfants de parents séparés. En gardant une organisation sur la vie de vos enfants, la coparentalité sera un partenariat enrichissant plutôt qu’un source de conflits. Des gestes simples, comme appeler l’autre parent si vous êtes en retard ou si vous changez vos plans, éviteront les tensions inutiles et satisferont tout le monde.

Des outils tels que ceux qu’offrent le site internet 2houses et son application mobile  vous permettent, ainsi qu’au coparent, d’avoir une source commune d’informations pertinentes au sujet de votre enfant. Un calendrier interactif, un journal de communication, un album photo, un journal des dépenses partagées, une banque d’informations sont là des exemples de ce qui est à votre disposition sur www.2houses.com.

En utilisant 2houses, qui vous permet de synchroniser les informations instantanément sur votre téléphone, vous saurez toujours où, quel jour et à quelle heure vous devez récupérer vos enfants ! En quelques clics, la dernière paire de chaussures achetée sera enregistrée et votre enfant ne sera plus pris comme messager.

En mettant l’accent sur la communication positive et en ayant un minimum d’organisation, le divorce ne doit pas être la fin d’une famille, mais peut, au contraire, être le début de la coparentalité d’une famille aimante, liée par le respect, la joie et le bonheur.

 

 

La place d’un(e) nouveau/nouvelle partenaire dans l’éducation de mes enfants

enfants - 2houses

La sécurité et le succès et de votre enfant dans la vie dépendent d’une bonne éducation. Il est donc compréhensible qu’en tant que parent, vous vous sentiez «responsable et protecteur » de celle-ci.

Mais maintenant, avec un(e) nouveau/nouvelle conjoint(e) dans les parages, les décisions parentales deviennent plus compliquées.

Si votre conjoint(e) semble imposer son autorité là où vous préféreriez avoir le dernier mot, c’est que peut-être il/elle ne sait pas quel rôle il/elle doit adopter. Cependant, gardez à l’esprit qu’un beau-parent a les meilleures intentions pour votre enfant, et ces nouveaux conflits familiaux disparaîtront…

Communication avec un grand C

La meilleure façon d’établir une base solide pour votre nouvelle famille et de prévenir les conflits c’est… La Communication. Si l’éducation est la question qui vous tracasse, ayez une discussion ouverte et sincère avec votre conjoint(e). Si vous êtes capable d’écouter et d’entendre les points de vue de chacun, vous constaterez que vous n’avez finalement pas une vue si différente. Il ne restera plus qu’à déterminer qui prend en charge les questions d’éducation et qui se fait allié et défenseur.

Définir le rôle de votre partenaire

Dites à votre conjoint(e) que ses idées ont beaucoup de valeur, mais que vous voulez être en charge de l’éducation de votre enfant. Proposez à votre conjoint d’être un conseiller et un soutien plutôt que quelqu’un qui prend des décisions ou exerce une autorité.

Les beaux-parents qui sont impliqués, intéressés et qui sont un soutien pour la famille peuvent apporter beaucoup plus que d’essayer de prendre le contrôle. Les luttes de pouvoir créent un environnement stressant qui n’est pas sain pour les enfants. En outre, les tensions vont perturber la relation que votre conjoint(e) tente de développer avec votre enfant. Un environnement optimiste et efficace encourage l’apprentissage.

 Apprendre avec un beau-parent

L’éducation ne se limite pas à l’école, aux devoirs et aux bonnes notes. L’apprentissage peut être enrichi par un beau-parent qui est prêt à consacrer et partager du temps avec votre enfant.

Les opportunités d’apprendre ensemble peuvent être aussi simples que de lire un livre ou de ranger la chambre. Si votre conjoint(e) est un(e) passionné(e) de la nature, une promenade dans les bois, à explorer la végétation ou découvrir les différentes variétés d’arbres, sera appréciée par la plupart des enfants. Une leçon de tennis ou de golf sera une opportunité de rapprochement tout en apprenant quelque chose de nouveau. Votre nouveau conjoint aime l’art et la musique ? Encore un univers à faire découvrir à vos enfants…

Ces passe-temps encourageront votre nouveau(lle) partenaire à faire partie de la vie de votre enfant. Et, passer du temps ensemble à visiter un musée, un zoo ou quelqu’activité amusante que ce soit, renforce la relation entre beau-parent et enfant.

Mettez vos émotions de côté pour le bien de vos enfants !

émotions de côté - 2houses

Le divorce est un événement douloureux face auquel de plus en plus de parents se retrouvent confrontés. La rupture d’un couple ne concerne pas uniquement les parents, elle a également un impact énorme sur leur(s) enfant(s). La rancœur qui anime un ex-couple rend les enfants mal à l’aise et complique leur adaptation à cette nouvelle vie. C’est la raison pour laquelle il est vital de savoir mettre ses rancunes sur le côté pour ne pas les déstabiliser.

1. Ne déversez pas votre colère sur votre enfant

Vos enfants ne veulent pas entendre que leur papa est un menteur compulsif ou un bon à rien. Ils ne veulent pas savoir à quel point vous détestez leur mère lorsqu’elle invite son nouveau conjoint à faire des activités avec eux. Rappelez-vous qu’il s’agit également d’une phase délicate pour vos enfants. Si vous n’avez rien de positif à dire sur votre ex-partenaire, alors il est préférable de ne rien dire du tout. Après tout, vous ne voulez pas influencer négativement les sentiments de vos enfants portent à l’égard de leur autre parent.

2. Évacuez votre frustration

Lors de la rupture, il est fort probable que vous traversiez quelques moments particulièrement difficiles. Il peut vous arriver de passer de très mauvaises nuits durant lesquelles vous souhaitez tout le malheur du monde à votre ancien conjoint. Cependant, vous devriez évacuer votre frustration avant de discuter avec votre ex. En d’autres termes, vous devez oublier toutes les fautes commises par votre ex et ne surtout pas croire que ses fautes vous promettent la garde exclusive de l’enfant. Si vous n’arrivez pas à mettre cela de côté, commencez une activité physique pour évacuer votre frustration. Vous pouvez aussi consulter un thérapeute ou plus simplement parler à des amis si vous le souhaitez. Mais assurez-vous, avant tout, de diriger votre colère sur autre chose que votre ancien conjoint.

3. Concentrez-vous sur les enfants

Gardez à l’esprit que vous devez montrer l’exemple à vos enfants. Lorsque vous parlez à leur autre parent, soyez respectueux et ne mentionnez pas votre vie passée ensemble. Orientez la conversation sur des problèmes directement liés aux enfants comme leur éducation ou quel parent ira les chercher chez leurs copains ce week-end.

4. Demandez mais n’exigez pas

Personne n’aime qu’on lui dise quoi faire, surtout lorsque cela vient de son ancien partenaire. Commencez toujours les conversations où vous voulez quelque chose par une question. Par exemple, dites « Es-tu d’accord que je reprenne les enfants ce week-end et tu les prendras le week-end prochain? »

5. Faites des compromis

Peu importe les sentiments que vous éprouvez à l’égard de votre ex conjoint, soyez toujours prêt à faire des compromis. Vous avez pas besoin de vous disputer pour le moindre problème comme l’heure du coucher des enfants ou encore l’heure à laquelle ils doivent faire leurs devoirs. Cependant, pour des problèmes plus importants, chacun des parents devra faire des concessions afin de parvenir à un accord.

6. Tenez l’autre parent au courant

Mettez de côté votre animosité et communiquez avec votre ex-partenaire. Tenez-le régulièrement au courant des activités des enfants. Même si nous ne désirez pas que votre ex-conjoint vienne voir la pièce de théâtre des enfants avec son nouveau partenaire, vous devez quand même l’informer de l’agenda des enfants. Ce ne serait pas juste vis-à-vis de ceux-ci ainsi que de votre ex de lui cacher ce genre d’informations.

Même si cela ne semble pas aller dans votre intérêt, il est important de respecter ces quelques consignes. Vos enfants sont votre priorité et vous ne voulez pas que quelque chose perturbe votre complicité, même si cela signifie être gentil avec quelqu’un qui vous a blessé.

La compréhension du divorce par l’enfant diffère selon son âge

divorce - 2houses

Le divorce est un sujet délicat. Non seulement pour les parents qui doivent s’adapter à ce bouleversement mais également pour les enfants qui le subissent. Gérer cette situation difficile et en discuter avec des enfants est un réel défi pour les parents séparés. Notre façon de gérer cet événement traumatisant avec l’enfant va dépendre essentiellement de son âge. En effet, les réactions peuvent être tout à fait différentes pour chaque groupe d’âge . L’enfant peut très vite passer de la tristesse à la colère tout en passant par l’anxiété. Il est alors important pour les parents de savoir comporter de manière adéquate suivant l’âge de l’enfant afin qu’il sache qu’il reste toujours votre priorité.

Les nourrissons et les tout-petits

Ne perdez pas de vue que même les bébés peuvent ressentir la tension entre des parents. S’ils ne se sentent pas rassurés, ils peuvent très vite devenir envahissant et se laisser emporter par des crises de colère. Durant cette transition, les nourrissons ont besoin de structure et de cohérence dans leur routine quotidienne. Siestes, repas t moments de détente ne doivent pas être perturbés. Les enfants peuvent également avoir besoin d’attention supplémentaire (câlins, étreintes, grimaces, …)

Maternelle et premières années du primaire

C’est principalement durant cette période que les enfants expriment leur colère. Idéalement, le parent qui n’a pas la garde de l’enfant peut augmenter la fréquence de ses visites afin de passer plus de temps avec son enfant. Le but étant principalement de lui redonner de l’assurance ainsi que de l’affection.

A cet âge-là, les enfants développent un sentiment d’insécurité et ont besoin de savoir qu’ils ne seront pas abandonnés. A partir de la primaire, il n’est pas rare qu’ils agissent de manière à pousser leurs parents à se remettre ensemble.

Fin de la primaire et début de l’adolescence

Cette catégorie d’âge est plus facilement irritable et se fâchent beaucoup plus vite. Ils peuvent réagir de manière plus ou moins violente. Il leur arrive même de vouloir cacher leurs petits soucis de santé tels que les maux de tête ou d’estomac. A l’inverse, l’angoisse liée au divorce peut aggraver des maladies déjà existantes comme l’asthme.

Pendant cette période, les enfants commencent à mentir et à manipuler les gens autour d’eux. Dans une moindre mesure, certains d’entre eux commencent même à commettre des délits mineurs. C’est pourquoi il est très important de communiquer avec eux autant que possible et de les tenir régulièrement informés de l’évolution de la relation entre les parents. Ils aiment à penser qu’ils sont des adultes avec qui on peut partager un maximum d’informations. Gardez un œil sur leurs activités scolaires mais également extra-scolaires. Veillez également à être cohérent avec les règles imposées à la maison. Les réunions de famille sont une bonne alternative pour discuter des inquiétudes des enfants de cette catégorie d’âge là.

Les adolescents

Les adolescents plus âgés ont une meilleure compréhension du divorce. Cependant, il peut encore leur arriver d’agir de manière immature. Après tout, ils ne sont encore que des adolescents. Ils peuvent également se cacher derrière un « masque ». Pour le faire tomber, encouragez-les à exprimer ce qu’ils ressentent au sujet de la séparation. Soyez à l’affût du moindre signe de dépression (abandon des activités scolaires, isolement, abus d’alcool ou autres substances, …).

Évitez de donner les « clés de la maison » à votre enfant et ne lui demander pas de s’occuper de ses plus jeunes frères et sœurs. N’oubliez pas qu’ils ne sont pas encore des adultes et qu’ils doivent pouvoir se comporter comme des adolescents de leur âge. Par exemple, laissez-les décider du moment et de la fréquence à laquelle ils désirent voir le parent qui n’en a pas la garde. Faites preuve de flexibilité si votre enfant souhaite adapter son temps de visite entre les parents.

Conclusion

Il est important pour les enfants confrontés au divorce de leurs parents d’avoir une communication efficace et une relation ouverte avec ceux-ci. Il n’y a aucune raison que les enfants du divorce ne puissent pas grandir normalement et se développer de manière saine.

Garder une communication positive

communication positive - 2houses

Un divorce ou une séparation peut être un moment très émotionnel pour toutes les personnes impliquées, mais il est important de garder une communication positive entre les parents séparés.
Même si parler avec votre ex est la dernière chose que vous souhaitez faire, avoir un dialogue ouvert peut garder tout le monde au courant de tout ce qui se passe, et empêcher les enfants de se retrouver coincés au milieu.

Garder les lignes de communication ouvertes, quand il s’agit de l’éducation des enfants, est une façon pour les parents d’être présents pour les activités parascolaires et de maintenir un rôle actif dans la vie de ceux-ci.
Ca permet aussi, aux deux parents, d’identifier toutes les questions qui doivent être traitées et anticiper les changements d’horaire des enfants ou du planning de garde.

Quand vous parlez à votre ex, deux stratégies basiques peuvent vous aider à garder vos problèmes personnels en dehors du dialogue.

1. Se concentrer strictement sur les enfants.

Il peut être difficile au début de comprendre ce qu’est le vrai problème, de ce qu’il faut discuter ou pas, et il peut être tentant de soulever les questions qui ont contribué à votre séparation ou divorce, à chaque fois que vous parlez avec votre ex, mais non !

Quand il s’agit des enfants, il est important de commencer à voir l’autre parent comme le co-propriétaire d’une entreprise. Oui, ça semble froid et impersonnel, mais c’est le but. Garder une communication courte et simple contribuera grandement à une expérience positive pour tous ceux qui sont impliqués. Demandez-vous si vous pouvez être à l’aise d’avoir cette conversation pendant votre temps de midi, et que votre patron serait susceptible d’entendre la conversation. Si la réponse est non, il est temps de revoir les choses. Ecrivez, par exemple, un mail et laissez passer une nuit avant de l’envoyer afin que vous puissiez le relire une fois calmé.

2. Communiquer par écrit.

L’organisation de parents divorcés peut être difficile et, dans la mesure du possible, les deux parents doivent mettre tout par écrit pour éviter une mauvaise communication. Avoir les horaires des enfants quelque part et facilement accessibles pour les parents, ou recevoir des rappels sur les prochaines activités de votre enfant sans avoir à traiter directement avec l’autre parent, aide à éviter les conflits. Les outils en ligne vous permettent de garder une trace sur les dépenses communes, de maintenir une liste avec les contacts importants comme le pédiatre, ou un entraineur, mais aussi de créer un album photo dans l’intérêt des enfants.

Garder ces deux lignes directrices en tête peut aider dans les conflits des parents séparés, interagir avec le bonheur et le bien-être des enfants et rendre la situation aussi positive que possible.

Pourquoi faire de ses enfants les « messagers » ne fonctionne pas…

enfants comme messagers - 2houses

La tentation peut être grande de confier à son enfant les messages – qu’ils soient d’ordre pratique ou d’un autre ordre- que l’on souhaite transmettre à l’autre parent. C’est tentant parce que c’est facile….N’oublie pas de dire à ton père (ta mère) que…. Tout aussi tentant est de croire sur parole les messages des enfants ou alors ce que les enfants racontent de leur vécu chez l’autre… C’est réconfortant de s’imaginer que l’on peut avoir « totalement confiance » dans ce que dit son enfant.

C’est oublier que les enfants sont comme tout le monde, des êtres en construction. Qui tendent peut être vers une honnêteté et une intégrité irréprochable mais qu’ils n’en sont pas toujours empreints ; c’est même précisément notre rôle d’adulte de les guider sur ce chemin là. La transparence, l’honnêteté, le discernement, la conscience réelle de ce qui se passe ne sont pas innées, elles s’acquièrent.

Or, les messagers, à leur insu le plus souvent, « chargent » les messages d’émotions, d’interprétations qui sont les leurs, ou celles qu’ils ont cru déceler chez leur parent. Le message ainsi délivré peut être assez éloigné de la réalité.  Les enfants utilisent inconsciemment les endroits blessés de leur parents qui prennent plaisir à dire ou à entendre du mal de l’autre (On peut avoir du mal à l’admettre, mais au fond de nous, nous savons qu’elle existe cette part qui se réjouit ainsi). Plus subtilement, il peut s’agir de l’interprétation de l’attitude de l’enfant, par exemple : j’ai trouvé Paul triste et fatigué en le récupérant chez son père.. grande est la tentation (qui nourrit le ressentiment) d’en imputer la responsabilité au père en question sans aller à la source.

Le danger est alors double : les parents sont confortés dans le rejet l’un de l’autre, et dans leur conflit ; les enfants sont déstabilisés et insécurisés. Déstabilisés et insécurisés car ils deviennent malgré eux des acteurs du conflit de leurs parents, donc des acteurs directs de leur « cadre », alors qu’ils ont au contraire besoin d’évoluer dans un cadre prédéterminé..

Il est donc de la plus grande importance que les parents communiquent directement, s’interrogent directement plutôt que prendre, ou de se contenter de, leurs enfants comme relais.
Nombreux sont les parents divorcés qui, en toute bonne foi, cherche à faire du mieux qu’ils peuvent pour le bonheur de leurs enfants, mais dont les relations avec l’autre parent se limitent à des échanges d’informations pratiques. La transmission de  « tout le reste », c’est-à-dire la façon dont les enfants grandissent et s’épanouissent chez l’autre (ce qui, en garde alternée représentent quand même la moitié du temps) est laissée aux soins des enfants avec les biais et les risques évoqués.

Pour la sécurisation des enfants et la paix des parents, il est donc urgent de favoriser tous moyens permettant à ces derniers d’échanger directement, sereinement et sans jugement sur les états d’âme de leurs enfants, les faits qui les ont marqué, l’atmosphère dans lesquelles ils vivent….tous ces éléments non factuels et pourtant déterminants pour offrir en commun un cadre sécurisé et stabilisé aux enfants.

Toutsurmonado – J’ai un problème de communication avec mon ado

problèmes de communication avec mon ados - 2houses

 

Il n’y a plus moyen de discuter avec votre ado. Le plus souvent il prend la fuite.

Votre ado est en train de grandir et pour grandir il doit prendre de la distance par rapport à ses parents. La fuite est le seul moyen que connaît votre ado pour se démarquer et pour vous dire qu’il devient un adulte. Comme il n’a pas encore les mots pour vous le faire comprendre et surtout qu’il ne veut pas vous blesser, il évite toute conversation et par là il prend la fuite.

Pour rétablir le contact avec lui, interrogez-le sur des sujets généraux. Par exemple au lieu de lui demander s’il a bien travaillé aujourd’hui à l’école, interrogez-le sur sa journée. Évitez les questions trop personnelles qui pourraient le mettre mal à l’aise. Montrez-lui cependant que vous vous intéressez à lui parce qu’il en a besoin mais respectez son intimité. Soyez à l’écoute quand il vous adresse la parole même si vous savez où il veut en venir et répondez seulement s’il attend une réponse. Vous restez pour lui une valeur sûre mais il grandit et il doit aussi faire sa place dans le monde des adultes. Pour cela, il a besoin de s’identifier à vous et il a besoin aussi de prendre de la distance avec vous pour grandir et se faire sa propre opinion des adultes. Votre ado n’est plus un enfant mais un adulte en devenir qui cherche à construire sa propre opinion.

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