Les souffrances des enfants du divorce

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Selon une étude de l’Union des familles en Europe, 48 % d’entre eux affirment que la séparation a perturbé leur vie amoureuse.

 A l’heure de la banalisation du divorce, la souffrance des enfants a-t-elle été oubliée ? Alors que 2,9 millions de mineurs vivent avec un seul parent et que près d’un mariage sur deux se termine par une rupture, il s’agit de «réussir son divorce» et de «préserver le couple parental».

Un credo illusoire, selon l’Union des familles en Europe.«Comment vit-on vraiment le divorce de ses parents ?», s’est interrogée l’association, qui prône la défense des intérêts des familles et souhaite contrebalancer les thèses actuelles sur le «divorce heureux».

Dans une enquête, elle a posé la question à 1137 personnes, âgées de 18 ans à plus de 56 ans, «victimes» d’une rupture parentale.

Pour l’écrasante majorité (88 %), cette séparation a eu des effets à long terme sur leur personnalité. Certains disent avoir peur d’être abandonné, manquer de confiance, souffrir de dépression. «J’ai un sentiment de culpabilité étouffant», se plaint un sondé. «J’ai peur que tout s’écroule du jour au lendemain», ajoute un autre. «Je ne fais pas confiance aux hommes», constate une troisième. Quelques éclaircies nuancent néanmoins ce tableau. «Je sais m’adapter à toutes les situations», «cela m’a permis de mûrir plus vite», avancent les plus optimistes.

«Le divorce a rendu une poignée d’entre eux plus coriaces. Mais c’est presque devenu un tabou de dire que les enfants souffrent énormément du divorce de leurs parents, s’insurge Dominique Marcilhacy, porte-parole de l’association, aujourd’hui, tout le monde défend la même thèse : si les parents vont bien, les enfants vont bien. Tenir un autre discours serait trop culpabilisant. Avec plus de 55 % de divorces prononcés par consentement mutuel, on entretient le mythe du divorce heureux.

Mais cette procédure ne règle en rien les conflits des parents.» Comme le soulignait le sociologue Paul Archambault dans une enquête pour l’Ined publiée en 2002, le séisme du divorce joue aussi un rôle dans la réussite scolaire des enfants. «La durée des études est réduite en cas de dissociation parentale» , relevait le chercheur. Ce sondage tend à le confirmer. 56 % des personnes interrogées évoquent des études écourtées, des conditions matérielles peu propices à la course aux diplômes ou encore des difficultés de concentration. Pour 41 % d’entre eux, l’onde de choc se répercute jusque dans leur vie professionnelle. Les plus pressés de s’extraire de la vie familiale ont pris le premier travail venu. Les plus affectés disent qu’ils traînent encore leur manque de confiance au bureau. Quelques-uns ont fait le choix d’un métier de «réparation», comme la médiation, pour panser leurs propres blessures.

 

«Certains s’en sortent très bien»

Enfin, 48 % des personnes interrogées projettent l’ombre de la séparation jusque dans leur propre vie sentimentale. «Beaucoup rêvent d’une union solide et, paradoxalement, peinent à s’engager» , selon le pédopsychiatre Stéphane Clerget. Si la détresse des enfants de divorcés ne fait plus les gros titres, elle se confesse plus en plus souvent dans les cabinets de pédopsychiatres. «Le nombre de consultations autour de la question du divorce a explosé depuis une quinzaine d’années, souligne Stéphane Clerget. Désormais, les rendez-vous ont même lieu en amont de la séparation.» Les enfants vont-ils mieux pour autant ? «Certains s’en sortent très bien. Pour cela, il faut avant tout qu’ils gardent le lien avec leurs deux parents et que des derniers arrêtent de les impliquer dans leurs disputes» , résume Stéphane Clerget. Une ligne de conduite apparemment difficile à tenir. 40 % des sondés indiquent ne pas avoir maintenu de lien régulier avec le parent qui n’avait pas la garde, généralement le père.

Quant aux querelles, elles ont la vie dure. 61 % des ex-conjoints continueraient à ferrailler sur la question sensible de la pension alimentaire. Dans cette ambiance, près de la moitié des enfants de divorcés avouent qu’ils ont dû faire un choix affectif entre leurs deux parents. Plus des deux tiers ont entendu leur père ou mère refaire régulièrement le procès de l’absent. Un souvenir cuisant. «Ne pas dénigrer l’autre parent et tenir l’enfant à l’écart des disputes» : c’est la leçon qu’ils retiennent tous de cette expérience malheureuse.

 

 
source: article de lefigaro.fr par Agnès Leclair
article original: http://www.uniondesfamilles.org/enquete-enfants-du-divorce.htm

Divorce: le 7 pièges à éviter

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Fort de plus de 40 ans d’expérience en matière de droit de la famille, Henry Gornbein a concilié les 7 déclarations à ne jamais susurrer à l’oreille de votre avocat si vous désirez un divorce réussi.

1. Je m’en fiche de ce que cela me coûte. Je vous donnerai n’importe quoi pourvu que je ne donne rien à mon mari/ma femme. « On regrette souvent ce que l’on dit sous le coup de la passion et de la colère. C’est particulièrement parlant lorsque l’on reçoit la facture finale (…) Il vaut mieux que vous dépensiez l’argent que nous avez gagné pour votre famille, pour l’éducation de vos enfants, ou pour les vacances. Les divorces sont déjà assez chers, économiquement et émotionnellement, sans que vous ayez besoin d’ajouter la quête de vengeance dans cette équation ».

2. J’aimerais que mes amis viennent avec moi durant l’entretien avec mon avocat. « A moins que la tierce partie soit associée à votre cas, cela coupe la relation privilégiée entre l’avocat et son client. Si un ami ou un amant est présent, et que l’affaire se complique (…) les secrets peuvent s’échapper et être révélés lors d’une déposition ou devant la Cour ».

3. Mon ami ou mon voisin m’a conseillé de faire ça… « Il n’y a rien de pire que des amis ou voisins qui vous conseillent de faire telle ou telle chose. Chaque divorce est différent. (..) En plus, vos amis ne vous racontent en général qu’une partie de leur histoire, et vous vous retrouvez alors désinformés. Pensez à cela. Il y a cinq variables dans un divorce. Tout d’abord, votre personnalité et les raisons pour lesquelles vous souhaitez ou non divorcer. Ensuite, votre conjoint et ses désirs. En trois, votre avocat, ses motivations et son expérience. En quatre, l’avocat de votre époux/épouse. Et en cinq, le juge. Changez l’une de ces variables et vous obtiendrez un résultat différent. »

4. J’ai hâte d’en finir avec tout ça. « Dire cela crée immédiatement un désavantage. Si vous laissez savoir à l’autre que vous être désespéré, et que son avocat le sait aussi, alors le divorce risque de vous coûter bien plus et vous allez le regretter dans le futur. (…) Ne vous pressez pas, un divorce est l’un des moments les plus critiques de votre vie. »

5. On m’a promis que je verrai plus les enfants et que je paierai moins. Je veux juste signer les papiers. « Faites attention, quelqu’un qui veut vous faire signer rapidement les papiers cache souvent quelque chose. Il est important que vous vous assuriez que votre avocat a bien compris votre cas, et qu’il va vous protéger et vous défendre si nécessaire ».

6. Montrer trop votre parti pris. « J’ai des clients qui viennent me voir et commencent à utiliser des termes calomnieux d’ordre racial, religieux ou ethnique. Je pense que c’est mauvais. Cela démontre une facette très peu attirante du client ».

7. Ne jamais dire jamais. « Ne dites jamais que votre conjoint peut tout avoir. Ne dites jamais qu’il ne va rien avoir. Ne dites jamais que vous allez laisser vos enfants. Chaque affaire connaît ses hauts et ses bas, mais dire « jamais » est la pire chose que vous pouvez faire. Bien sûr, il y a des exceptions à toutes les règles, surtout dans un divorce. Gardez l’esprit ouvert. Rappelez-vous que votre avocat est là pour vous conseiller et vous aider à regarder devant vous et à reconstruire votre vie ».

 

 

source: Aufeminin.com